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The Fall - Saison 3

THE FALL - SAISON 1 [BLU-RAY]


Éditeur : Showshank Films
Distributeur : Arcadès

Type : Saison
Origine : zone B
Nombre de disque : 2 (BD-50)
Nombre d'épisodes : 5
Durée approx. : 300 minutes
Boîtier : Blu-ray Disc
Code EAN : 3545020033012

Date de sortie en France : 04 novembre 2014


AUDIO


Langues : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
Sous-titres : Français imposés sur la version originale

VIDÉO


Format : 1.78 - 16/9 natif
Standard : PAL
Image : Couleurs

SUPPLÉMENTS


- Autour de la série (12:01)
- Coup d'œil sur la saison 2 (00:55)

TOUS LES ARTICLES SUR THE FALL - SAISON 1 [BLU-RAY]


03.11.2014 | The Fall: la traque d'un tueur en série

TEST DU BLU-RAY

Test rédigé le 14/11/2014 par Grégory Lazareth

Avis sur l'édition :\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"

Suite à plusieurs meurtres récents, la police de Belfast piétine et fait appel à Stella Gibson superintendante de la Metropolitan Police. Détachée avec son allure froide et hautaine, elle soupçonne ici l'œuvre d'un seul et même tueur qu'elle devra débusquer avec sa nouvelle équipe avant que d'autres cadavres ne s'entassent. L'auteur des crimes n'est autre que Paul Spector, mari et père à l'apparence respectable mais psychopathe à ses heures s'attaquant à un profil particulier de victimes. La chasse peut commencer...

Créé par Allan Cubitt en 2013, The Fall ne peut être réduit à un énième programme de serial killer. Avec une ambiance froide – esthétique, musique peu fréquente, ... – et un rythme lent – scènes longues, silences, ... – qui tendent vers Broadchurch, la série revêt une identité bien propre. Le tueur étant connu par le spectateur dès le départ, on le suit dans son quotidien et toute une succession de parallèles avec la vie de Stella Gibson sont appuyés par la réalisation afin de lier ces deux êtres de prime abord si différents. Mais ces portraits croisés ne sont pas la seule force du show car le charisme indéniable de ses deux interprètes est sans aucun doute sa plus grande : si Jamie Dornan est aussi intriguant en tueur obsessionnel que dans sa vie maritale, Gillian Anderson crève toujours autant l'écran depuis X-Files. Dotée d'une psychologie développée, The Fall humanise ses personnages et instaure une certaine intimité avec son public de façon à le rendre complice des évènements et donc mal à l'aise face à son incapacité à pouvoir les changer.

Formant la première saison, ces 5 épisodes d'1 heure semble finalement n'être qu'une mise en bouche à une intrigue puissante et pleine de suspense qui on l'espère tiendra ses promesses. Le coffret signé Showshank Films sera une cible de choix grâce notamment à son image et aux deux pistes audio HD qui transmettent avec poigne ambiances et émotions. L'authoring est efficace et travaillé, l'adaptation française soignée mais les bonus vraiment légers pour une entrée en matière.

 

Avis sur l'image :\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\" Haut de page

The Fall nous mène sans transition à Belfast. Sous sa belle allure, la capitale nord-irlandaise est baignée par un climat froid qui se reflète corps et âme dans la photographie. Stella et Paul sont parfaitement taillés à cette image duelle : des personnes physiquement attirantes mais socialement distantes. L'ambiance tendue, contemplative et dépouillée qui règne se discerne fortement dans la mise en scène et les couleurs qui affichent une réalité sans fioritures. Si les tons sont en partie ternes et tristes, les nuances vives se joignent volontiers à l'esthétique pour réchauffer un peu l'atmosphère et apaiser.

Légèrement granuleux, le rendu visuel est magnifique malgré des baisses de qualité sur certaines scènes sombres, notamment dans le pilote, lors desquelles le bruit s'avère trop outrancier. Cependant, ce sera la seule bavure graphique car la définition est à l'affût et affiche une précision exemplaire sur les façades en briques des bâtiments, les fibres des textiles, la peau presque diaphane des comédiens ou encore les environnements, urbains comme de nature. La profondeur de champ dévoile de merveilleux plans, particulièrement dans les couloirs, où l'on peut distinguer les plus petits éléments tout au fond. Le ratio de contraste élevé révèle quant à lui de fabuleux noirs et bien plus de cinquante nuances de grey. Les passages nocturnes n'en sont que plus prenants et anxiogènes.

                       

Avis sur l'audio :\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\" 1Haut de page

Anglaise comme française, les pistes audio sont au format DTS-HD Master Audio 5.1 et dévoilent des mixages particulièrement clairs et plaisants. Aucune différence n'est à noter entre les deux si ce n'est la composante vocale française qui se trouve – logiquement – toujours plus détachée des autres.

Après avoir regardé le premier épisode, on remarque une chose inhabituelle : la musique est rare, ne couvrant que quelques scènes bien précises. Une certaine angoisse apparaît alors car on se sent abandonné, personne ne nous dicte nos émotions par les notes. L'ambiance froide de la série semble donc réelle et a tout le temps ainsi que la liberté de nous imprégner, nous toucher au plus profond jusqu'à la manifestation d'une gêne occasionnée par une telle intimité. Les scènes de "chasse" et de préparation du tueur n'en sont que plus dérangeantes, le malaise s'installant petit à petit dans un silence saupoudré d'un bruit de fond qui laisse le champ libre à l'expression des bruitages, rapprochant inexorablement la victime de son trépas.

La pureté sonore fait briller les ambiances qui restent somme toute discrètes sur la scène arrière, sans aucune exagération dans l'amplitude ou les effets. Elles sont illustrées dans les intérieurs comme les extérieurs par une grande variété de bruitages spatialisés avec soin qui donnent véritablement un aspect ancré dans la réalité aux lieux visités. On se sent alors impliqué dans l'action comme si tout cela pouvait nous arriver.

Belfast étant une des héroïnes de The Fall, la langue et les accents de la version originale contribuent grandement à l'authenticité du show. Néanmoins, les réfractaires à l'anglais devraient sauter de joie car le doublage français est une réussite, notamment grâce à celle qui prête sa voix à Gillian Anderson depuis près de vingt ans : l'excellente Caroline Beaune. Malheureusement décédée en juillet dernier, c'est un grand vide qu'elle laisse derrière elle.

L'adaptation française du doublage et du sous-titrage fait preuve de fidélité dans les propos mais également dans le vocabulaire. A noter que la piste sonore peut se changer en cours de lecture en appelant le menu qui s'affichera en surimpression mais les sous-titres sont imposés en version originale.


Avis sur les suppléments :\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\" Haut de page

Les suppléments n'étant pas inscrits dans le contenu de l'édition, c'est déjà une bonne surprise d'en trouver. On apprécie les éclairages sur les coulisses même si les sujets sont développés succinctement. Un commentaire audio n'aurait par exemple pas été de trop.

BD 2 :
Autour de la série (12:01) : Le producteur Julian Stevens ainsi que d'autres membres de l'équipe et du casting traitent de différents points de la série. Ils commencent tout d'abord par la volonté de mettre en scène deux "chasseurs", les raisons qui ont poussé Gillian Anderson à faire partie de l'aventure, l'audition difficile pour trouver le meilleur Paul Spector et la façon d'aborder le rôle pour les deux acteurs principaux. Ensuite, ils évoquent la place importante de Belfast et le choix de travailler avec des locaux, puis terminent ces interviews en parlant des actrices "victimes" et de la sympathie de toute l'équipe.

Coup d'œil sur la saison 2 (00:55) : Enigmatique, ce trailer de la saison 2 ne fait qu'attiser davantage la curiosité quant à la suite de cette traque.

   

Avis sur le packaging :\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\"\"note\" Haut de page

Le coffret prend la forme d'un boîtier Blu-ray inséré verticalement dans un fourreau cartonné comme cela se fait pour les films. Le visuel au recto met en scène la ville de Belfast sous les yeux de Paul dans le ciel, le tout avec des teintes de vert. Par-dessus, Stella toute en couleurs a l'air bien surprise. Au dos, on reste sur la dominante verte et l'on peut voir la présentation de la série, des citations de la presse, les crédits, les spécificités techniques ainsi qu'une bande constituée de vignettes. Les bonus ne sont par contre pas du tout signalés, laissant croire à leur absence totale. Le boîtier reprend trait pour trait le visuel du fourreau mais les couleurs sont plus accentuées et la balance est modifiée au recto de façon à transformer les verts en bleus. A l'intérieur, les disques sont eux très sobres avec simplement un petit dégradé.

Après une animation pour faire entrer en scène l'écran principal – qui sera d'ailleurs le seul – et le lancement du thème musical, nous admirons des extraits (ATTENTION, spoilers !) qui défilent dans un cadre coupé en biais comme le logo, celui-ci se trouvant en bas à gauche au départ de la barre jaune du menu. Affichable pendant la lecture, il permet de choisir sa langue, voir les bonus et regarder les épisodes séparément ou consécutivement. Les sous-menus s'affichent au-dessus dans une diagonale et chaque épisode comprend son numéro, son titre français ainsi qu'une vignette, également coupée en biais. Derrière cette barre, on retrouve le Belfast teinté de vert du packaging avec quelques éclaboussures rouges. C'est clair, beau et animé : du bon travail hormis sur le choix des extraits qui en révèlent trop.