On pourrait croire que pour réaliser un feuilleton qui marche, il faille placer des personnages tourmentés dans des situations délicates. Or, dans
7 à la maison, il n'en est rien. Le très respectable pasteur Camden vit depuis plus de dix ans une vie bien rangée dans une grande maison bien propre avec sa femme (au foyer, bien entendu) et ses cinq (puis sept) enfants. Il ne se passe jamais rien de très grave dans le monde de 7 à la maison, où tout le monde est blond et gentil (à l'exception de quelques Noirs qui sont présents pour la forme), et quand de temps en temps un événement tire- larmes ou une grosse difficulté survient (si par exemple l'un des enfants boit une bière alors qu'il n'a même pas 21 ans), toute la famille discute posément du problème.
Si l'on conçoit bien le réconfort que le spectateur peut trouver dans une telle vision du monde, le succès d'un feuilleton mettant en scène des personnages aussi lisses reste difficile à expliquer. Il faut croire cependant que son créateur et producteur exécutif connaissait bien son affaire : il s'agit de Aaron Spelling, véritable vétéran de la télévision décédé il y a peu, et créateur de séries aussi obscures que
Dynasty,
Berverly Hills,
Starsky et Hutch,
La croisière s'amuse et
Drôles de dames.
Il sera possible de rendre hommage à son légendaire flair commercial dès le 27 septembre en se procurant l'édition 6 DVD de la première saison, soit 22 épisodes, éditée par Paramount Home Entertainment. Les détails techniques n'ont pas encore été communiqués par l'éditeur.

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