En dehors des habituels commentaires audio des créateurs et producteurs (desquels Matt Groening, qui à l’époque est accaparé par le départ de son autre série Futurama, est absent), qui s’avèrent surtout intéressants pour découvrir l’origine de beaucoup de gags ou de situations décrites dans les épisodes (les tomaccos, issues d’une réelle greffe possible entre plants de tabac et de tomates expérimentée par les auteurs !), ce onzième coffret des Simpson propose quelques bonus intéressants, dont une partie est cachée.
Le fameux « Mot de Matt Groening » présente à son habitude le coffret, certains moments phares de la saison, les différents bonus et les guest stars.
Les deux storyboards et animatiques permettent à nouveau de pénétrer dans le processus créatif des épisodes, depuis les dessins originaux jusqu’à l’animation définitive, en passant par les animatiques, des animations grossières pour indiquer les grandes lignes à suivre. La fonction angle permet de zapper en permanence entre storyboard et animatique, en gardant une vue sur l’animation définitive dans un petit cadre à l’écran. Des dessins originaux sont également disponibles pour deux épisodes, et les étapes de la fabrication des menus DVD bénéficient aussi d’un regard, dans la même idée de rentrer au cœur des étapes créatives. Sympathique.
Les versions étrangères proposées (portugais, italien et tchèque) sont une fois de plus l’occasion de sourire en découvrant des transcriptions parfois improbables des voix… Comme Homer en tchèque !
« Les nombreux visages de Krusty » présente des extraits d’épisodes mettant en scène Krusty le clown depuis les débuts de la série jusqu’à la saison 11. L’intérêt peut être différent selon le spectateur des Simpson que l’on est : la nostalgie peut envahir ceux qui regardent le show depuis leur enfance tandis que la curiosité domine pour les spectateurs occasionnels. Une chose est valable pour tous cependant : le constat de l’évolution du graphisme de la série. Cette séquence de 7 minutes n’est donc pas futile.
« Une star sur Hollywood Boulevard » est un court reportage sur l’inauguration de l’étoile des Simpson sur le « walk of fame » d’Hollywood, pour les dix ans révolus de la série, en présence notamment de Matt Groening. Cette archive prend une dimension particulière aujourd’hui que le film des Simpson a eu le succès qu’on lui connaît.
Les scènes coupées, enfin, regardables à la suite sans passer par les épisodes, est certainement le bonus le plus attrayant. Découvrir des gags éliminés pour donner du rythme aux épisodes est un vrai plaisir, d’autant que certains ne méritaient pas de disparaître, comme lorsque Homer vole les fleurs que Ned veut poser sur la tombe de Maude ou que Bart apprend à Petit Papa Noël à chanter « Jingle Bells ».
D’autres scènes coupées viennent enrichir cette galerie, cachés dans la boule de cristal de l’animation des menus des épisodes. Autre supplément caché et surprenant : une animation 3D montrant Homer et sa famille sur la montagne russe de la foire aux manèges des menus. Convoquant à la fois les premiers essais 3D de l’épisode Horror Show VI et l’univers développé dans les jeux vidéos ces dernières années, ce « The Simpsons Ride » est une curiosité à découvrir en cliquant sur le point d’interrogation d’un stand dans le menu principal du quatrième DVD.