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TEST DU DVDTest rédigé le 07/05/2008 par Florian Farez l y a des séries qui restent dans nos mémoires, celles de notre enfances, ou encore celles aux concepts très spéciaux.
Et puis il y a celles qui ont changé la télévision, voir même une partie de la Culture (avec un C majuscule).
Quand en 1999, HBO, une chaîne à péage premium, diffuse pour la première fois Les Soprano, elle ne se doute pas de l'impact que va avoir cette série sur la culture américaine.
Même si en France son exposition a été moindre, qui n'a pas entendu parler au moins une fois de ce monument de la télévision américaine.
Car oui, rares sont les personnes à ne pas avoir apprécier ce chef-d'oeuvre. Quiconque la commence se voit pris d'une passion pour l'univers de ces mafieux du New-Jersey.
A l'aube de l'an 2000, Les Soprano est arrivé au bon moment et à permis à la fiction télévisuelle de se ré-inventer et de faire désormais de l'ombre au cinéma, 9 ans après le choc de Twin Peaks.
Comment réduire, alors, 6 saisons et 8 épisodes en un résumé accrocheur ?
Ce n'est pas facile, car même le créateur de la série, David Chase, a souvent reconnu que la série ne parlait pas d'événements extravagants ou importants.
Tony Soprano fait parti de la mafia italienne et vit avec sa femme et ses deux enfants dans le New Jersey. Suite à des crises d'angoisses, il se met à consulter une psychiatre. On va suivre ainsi une vie de mafioso sans grandes ambitions mais qui continue à faire tourner son business. Entre règlements de compte et vie de tous les jours.
Tourné avec les moyens du cinéma et le budget d'un film, Les Soprano a fait s'élever la télévision au niveau du cinéma.
Chaque série n'étant pas éternelle, David Chase et HBO se sont mis d'accord pour conclure la série à la fin de sa sixième saison; et le dernier épisode de la série diffusé en Juin 2007 a fait office d'événements tant la série a intégré la pop culture américaine (moi même j'étais à New York lors de la diffusion de cet épisode, et tout le monde ne parlait que de ça : journaux, web, télé...) La scène finale a d'ailleurs été très commenté, allant même faire à Hillary Clinton une parodie pour un clip de campagne !
Le 23 avril 2008, la Warner a sorti la seconde partie de la saison 6, accompagné pour l'occasion d'un titre : L'épilogue. 9 épisodes pour conclure l'un des rares chef d'oeuvres de la télévision. |
Tout en restant objectif, l'image frôle la perfection ! D'un format 16/9ème, compatible 4/3, elle s'adapte sans problème au support DVD. On plonge rapidement dans cet univers assez froid, aux couleurs grisâtres et sombres.
Ainsi certaines scènes faisant appel à plusieurs niveaux de couleurs sont magnifiques. Tout particulièrement les scènes qui font appels au noir, qui est ici très intense.
La compression est très bonne puisque l'on aperçoit que très rarement un léger grain, il n'y a aucun flou. La qualité et la netteté de l'image sont impeccables. |
Là encore, un très grand soin a été apporté à la bande son de la série.
Le coffret propose deux pistes anglaise et française, toutes deux en format 5.1 (ce qui est rare pour une version française), aucun défaut majeur n'est à relever lors des séquences de dialogues, de musiques, ou encore, et il y en a assez souvent, de silences.
Pas de grésillement, ou de problèmes de dosages des aigus et des graves.
Dommage cependant que les deux pistes aient une telle différence de volume ! |
Pas grand chose à nous mettre sur la dent ! On a le droit aux classiques commentaires des épisodes.
Au nombre de 4, ils sont pour les fans de la série un ticket pour prolonger un peu plus l'univers de leur fiction préférée et de découvrir un peu plus le fonctionnement et les conditions de tournages d'un épisodes.
Arthur Nascarello (interprète de Carlo) et Stevie Van Zandt (Silvio) commentent l'épisode 8; Dominic Chianese (Oncle Junior), l'épisode 3; Robert Iler (Anthony) pour l'épisode 7 et enfin Steven R. Schirripa (Bobby) pour le premier épisode. Un absent de taille : James Gandolfini, qu'on aurait bien aimé écouter sur sa vision des épisodes. L'autre reproche que l'on peut faire à ces commentaires, bien qu'ils soient tous de bonne qualité, est l'absence totale de sous titres français ! Seuls les anglophones pures et dures (et encore il faut s'accrocher pour ceux qui ont un accent) pourront les suivre !
Pourtant, les deux autres bonus (sur le DVD 4) le sont, eux !
Ainsi on pourra découvrir un vrai/faux making of du film de Christopher Moltisanti (joué par Michael Imperioli), le neveu de Tony Soprano. Celui ci s'est en effet lancé dans la production et l'écriture d'un film : Cleaver; dont on suit la création dans la série. On retrouve avec plaisir certains acteurs de la série qui jouent ici à nouveau leur rôle pour ce faux documentaires de 8 minutes environ. Très bonne idée !
Enfin, un dernier documentaire (un vrai celui là) est destiné à la place de la musique dans la série. Durant les 17 minutes que durent ce bonus, les questions de choix, de montages réalisés pendant la post production d'un épisode, seront éclaircies. Un documentaire pas indispensable pour connaître l'oeuvre, mais très instructif et bien fait. On aurait aimé en avoir plus ! |
Un simple coffret noir et blanc avec le titre de la série d'un rouge sanglant renferme les 4 DVD de l'édition. Sobre, classe, et efficace !
Un grand soin a été apporté aux menus, ce qui rend la navigation très agréable. Les portraits de certains personnages glissent avant de nous offrir des extraits d'épisodes sur un fond de toit du New Jersey. L'effet de slide est très réussi et reste dans les tons du coffre : noir et rouge. |
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