Malgré son âge relativement jeune, Battlestar Galactica peut se vanter d’avoir escaladé avec une rapidité fulgurante les marches du podium des programmes cultes. Série de science-fiction à la réalisation exceptionnelle, aux personnages attachants et à la tension dramatique constante, BSG a su renouveler le genre du space opera télévisuel, en particulier en ne montrant aucune race extra-terrestre, au profit des Cylons, robots crées par l’homme, qui se sont retournés contre leurs maîtres.
Cette troisième et avant-dernière saison est sans aucun doute la plus réussie jusqu’ici, en confrontant les personnages à la pire des réalités qui pouvait se présenter à eux, révélant ainsi des visages différents, jusqu’à un point totalement inimaginable pour certains... Une série qui surprend toujours après plus de cinquante épisodes, ça n’est pas si courant.
Pourtant, quand on découvre le contenu du coffret de cette troisième saison, on ne peut pas faire autrement que de se sentir frustré. Car si le travail technique réalisé sur cette édition est extrêmement satisfaisant, le reste fait cruellement défaut, en particulier côté suppléments : les seuls bonus proposés ne concernent pas Battlestar, mais la série Heroes, dont le pilote et la bande annonce sont mis en avant dans ce coffret.
On se retrouve donc avec la meilleure saison de la meilleure série de SF du moment, entourée de suppléments minimes qui ne la concernent pas. Le coffret prend alors une dimension promotionnelle assez désagréable qui le rapproche plus d’une publicité pour la sortie majeure de l’éditeur de cette fin d’année, à savoir Heroes. C’est très dommage, car BSG méritait bien mieux que ça comme hommage : on aurait pu au moins espérer que les épisodes de la websérie BSG : Resistance, transition parfaite entre la saison 2 et la saison 3, prenne place dans les bonus.
En conclusion, la qualité technique irréprochable est la seule chose qui sauve cette édition de la mascarade publicitaire. Les moins attendus sur les suppléments seront donc aux anges. Quant aux autres… Ils devront faire avec !