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GAME OF THRONES (LE TRôNE DE FER) - SAISON 4 [BLU-RAY]


Éditeur : HBO
Distributeur : Warner Home Video France

Type : Saison
Origine : zone B
Nombre de disque : 4 (BD-50)
Nombre d'épisodes : 10
Durée approx. : 565 minutes
Boîtier : Coffret
Code EAN : 5051889496915

Date de sortie en France : 16 février 2015


AUDIO


Langues : Anglais (DTS-HD 5.1), Castillan (DTS Digital Surround 5.1), Espagnol (DTS Digital Surround 2.0), Français (DTS Digital Surround 5.1), Polonais (DTS Digital Surround 2.0)
Sous-titres : Anglais (mal entendants), Danois, Espagnol, Finlandais, Français, Grec, Néerlandais, Norvégien, Polonais, Portugais, Suédois, Tchèque

VIDÉO


Format : 1.78 - 16/9 natif
Standard : PAL
Image : Couleurs

SUPPLÉMENTS


- "Politique et Pouvoir" : retour sur la saison 3
- "Les Bâtards de Westeros"
- Nouveaux personnages et lieux
- Commentaires audio du casting et de l'équipe de tournage ainsi que les showrunners David Benioff et D.B. Weiss et de l'auteur "Le Trône de Fer" Georges R.R. Martin
- Les coulisses de la Bataille du Mur
- "Les Morts" : un tour de table
- Bêtisier
- Scènes coupées

NOTES


Copies digitales offertes au format UltraViolet

TOUS LES ARTICLES SUR GAME OF THRONES (LE TRôNE DE FER) - SAISON 4 [BLU-RAY]


10.02.2015 | Tout homme doit regarder la saison 4 de Game of Thrones

TEST DU BLU-RAY

Test rédigé le 23/02/2015 par Grégory Lazareth

Avis sur l'édition :

Désormais plus inquiétés depuis les Noces Pourpres et le retour de Jaime, les Lannister se réjouissent et s'apprêtent à célébrer le mariage royal avec sa grande liste d'invités dont Oberyn Martell, fier et facétieux Dornien qui va profiter de l'occasion pour s'adonner à d'autres desseins. Alors que Sansa supporte tant bien que mal les évènements, Arya, toujours accompagnée par Le Limier, prend les choses en main après avoir retrouvé Aiguille et Bran continue de se diriger vers le nord avec Hodor et ses nouveaux amis. Non loin de là, Jon met en alerte la Garde de Nuit sur la menace imminente et l'armée de Stannis se renforce encore en louant le Maître par des sacrifices. Quant à Daenerys, son emprise sur les dragons commence à lui échapper et la libération des esclaves ne porte pas les fruits qu'elle espérait.

Cette quatrième saison de Game of Thrones (Le Trône de Fer) attisait la curiosité suite à l'assassinat aussi sauvage d'un prétendant au trône. Même s'il manque dans les cœurs, l'histoire aura vite fait de donner sa place à d'autres protagonistes et intrigues qui enrichissent encore l'univers et ouvrent les portes à de nouveaux lieux que l'on ne tardera sûrement pas à découvrir. Intenses et toujours riches en émotions, les 10 épisodes peuvent montrer une violence monstrueuse mais apportent également des moments de bonheur avec une dernière scène qui promet beaucoup. Epique, la bataille du Mur s'est même réservée un épisode entier dans lequel est filmé un admirable plan-séquence à 360°. Cependant, une sensation de surplace qui devient sérieusement dérangeante se fait sentir dans les arcs narratifs de plusieurs personnages alors espérons que les choses évoluent davantage en saison 5.

Les éditions Blu-ray de la série suivent toutes la même route mais quelques manques sont à déplorer dans cette nouvelle mouture. En effet, outre la suppression d'un disque – on passe de 5 à 4 –, l'habituel dépliant a lui aussi été retiré, de même que l'énorme bonus "Guide complet de Westeros" qui présentait entre autres choses l'intégralité des lieux et personnages à l'aide de fiches. Fort heureusement, les qualités principales sont toujours dans la partie : l'image se révèle précise et remplie de détails, les pistes sonores immersives et dynamiques, l'authoring soigné et bien sûr les suppléments diablement intéressants avec coulisses et interviews.

 

Avis sur l'image : Haut de page

Warner et HBO ont soigné leur master comme s'il s'agissait de leurs propres enfants. Ils nous livrent une qualité toujours exceptionnelle en 1080 progressif dans une compression MPEG-4 AVC (H.264) gérée d'une main de maître.

La photographie pare l'image de ses plus beaux atours grâce notamment à des dominantes qui changent suivant les lieux. Ainsi, elle est claire et chaude dans le Sud, orangée comme à Meereen, prend plus de teintes en allant sur Port-Réal qui rougeoie, puis se refroidit à mesure de la remontée vers le nord sur le chemin des Eyrie qui virent au bleu-vert, de Fort-Terreur au gris et du Mur au blanc. Sans connaître par cœur la carte du royaume, se situer reste alors aisé et ce traitement esthétique donne un caractère et une âme aux endroits traversés. La palette de couleurs se déploie dans toute sa gamme en passant par une horde de nuances qui explosent à l'écran. En variant les sources de lumière, artificielles comme naturelles, la température est modifiée et l'étalonnage appliqué en sus déterminera les étapes du voyage. Si la saturation semble souvent rehaussée, les contrastes aussi jouent en faveur de la beauté des scènes en délivrant des noirs profonds tout en mettant au grand jour les éléments qui voulaient s'y cacher. Les blancs ne sont pas en reste, éclatants parfois voire bleutés au-delà du Mur pour renforcer l'impression glaciale de l'inhospitalité du climat et de ses "peuplades".

 


La définition atteint encore les sommets en affichant un piqué d'une grande finesse qui permet de déceler la moindre poussière. Les textiles font ainsi toujours mouche en dévoilant chacune des fibres tissées à l'instar des broderies dorées sur la tenue matrimoniale de Joffrey, les textures rugueuses des cuirs ou les doux poils des fourrures. Les fils des cottes de mailles ne s'écharpent jamais et les armures de la Garde royale reflètent majestueusement les rayons du soleil. Les personnages sont sublimés par le grain et la carnation de leur peau, les rides et barbes, la pigmentation des iris ou encore la précision absolue dans les chevelures, autant rousses flamboyantes que blondes extrêmes.

 


Impossible d'être blasé malgré les années, on reste toujours béat d'admiration devant les plans magnifiques servis dans la série : les grands espaces tels la mer infinie, les plaines herbeuses ou les forêts enneigées, les étroits couloirs, resplendissants jardins, rues bondées ou sombres cachots, les imposants châteaux, maisons campagnardes, spacieuses salles du trône ou panoramas aériens du Mur et de Braavos. A l'extérieur comme à l'intérieur, les merveilles s'accumulent et mettre en pause devient habituel afin de profiter plus longuement du spectacle. Chaque détail a ainsi son moment de gloire, attirant le regard par sa netteté. Du bois du mobilier aux pierres des murs, du flocon à la feuille, les textures sont donc bien marquées et donnent l'irrésistible envie de les toucher ou de s'y frotter.

 


Cette sensation de grandeur du minuscule n'est pas que le résultat d'une excellente précision mais également celui d'une gestion de l'éclairage et de l'espace bien maîtrisée. Les jeux de lumière et d'ombres fournissent des plans incroyables autour d'un feu de camp comme lors d'un coucher de soleil, à travers les immenses fenêtres du château du roi comme les petites de Châteaunoir, dans une prison comme sur un visage. On a l'indéniable sentiment que la caméra n'est jamais là par hasard en capturant ces images dont les perspectives sont transcendées, ne serait-ce qu'à la Banque de Fer où la profondeur de la salle laisse sans voix.

 


Malgré tout, et sans compter évidemment le léger grain cinéma lié à la série, la définition de quelques séquences est un peu en deçà de celle des autres notamment dans l'obscurité. Pas de quoi bouder son plaisir non plus car c'est l'unique défaut et il se remarque bien moins que dans les saisons précédentes.

                       

Avis sur l'audio : 1Haut de page

La version originale :
Avec son extraordinaire mixage DTS-HD Master Audio 5.1 plein de vie, la piste originale ne déçoit jamais alors espérons que cela continue ainsi. Tout d'abord, on remarque sa clarté parfaite illustrée par des voix d'une pureté absolue et intégrées à l'environnement sonore de façon complètement naturelle. Celui-ci s'exprime autant en surround qu'en frontal aidé par des graves bien lourds. La musique sert savamment les images en renforçant l'action quand elle s'intensifie ou en exaspérant les émotions dans les moments plus intimes.

Le générique l'annonce très explicitement, nous allons visiter du pays et avec lui tout un voyage d'ambiances acoustiques différentes et reconnaissables. Restituées de concert par tous les canaux pour englober le spectateur le plus authentiquement possible, elles transforment le salon en plaines enneigées du Nord autant qu'en cachot poussiéreux du Donjon Rouge. A Port-Réal justement, à l'intérieur du château, on entend le roucoulement des pigeons qui doivent se trouver derrière les fenêtres ainsi que les gloussements du peuple dehors. Lors des entraînements entre Bronn et Jaime, les mouettes crient à plein bec pendant que les embruns des vagues se jetant sur les rochers nous éclaboussent les tympans afin d'assister de plus près au ballet des épées qui tintent angéliquement leur acier. En accompagnant Bran dans son périple, le souffle du blizzard nous glace tellement le sang en passant d'une oreille à l'autre que l'on attend avec enthousiasme de retrouver Daenerys à Essos pour être confronté à une atmosphère plus calme et chaude mais guettée du ciel par les charognards.

La foule est parfaitement rendue, que ce soit dans les mouvements bruyants comme à Meereen ou les silences religieux du procès de Tyrion parmi lesquels des toussotements nous rappelant la messe du dimanche arrivent à s'échapper. Contrairement aux grands espaces dans lesquels se ressent allègrement l'ouverture de la scène sonore, les lieux confinés résonnent et parfois étouffent, les insalubres permettent à l'eau de s'écouler des plafonds et d'identifier sans commune mesure l'origine de chaque goutte décidée à s'écraser au sol avec perte et fracas. Des gigantesques feux à la petite torche accrochée le long d'un couloir, la crépitation réchauffe et fait friser les poils. Dans la cale du bateau, les craquements de la coque et les vagues se cassant à son contact donnent le mal de mer.

Les animaux participent énormément au réalisme des ambiances avec par exemple oiseaux en tous genres dont corneilles et passereaux, moutons, chèvres, chiens, grenouilles et insectes, sans oublier les chevaux dotés de pas francs ou feutrés suivant le terrain qui deviennent impressionnants lorsqu'ils galopent par dizaines. Plus rares, les cris stridents des dragons, les grognements de mammouths ou encore la respiration du loup en "mode zoman" font froid dans le dos.

Si tous ces arguments n'ont toujours pas été assez convaincants, le neuvième épisode devrait fournir la meilleure démonstration de la précision et de la pureté des sons ainsi que de leur spatialisation. Entièrement centré sur la bataille du Mur, pris entre le nord et le sud, il met en scène feux et explosions, tranchages, transperçages et cassages de matériaux divers – surtout humains –, cris, chutes et tentatives de protection au bouclier, mais particulièrement combats à l'épée, à la hache et à l'arc qui nous assènent de toutes parts. Difficile de rester serein dans ces conditions quand les flèches sifflent autour de nous en synchronisation parfaite avec l'action. On n'est que trop rarement au cœur d'une bataille aussi réaliste dans une série alors il fait sûrement très froid à Châteaunoir mais ici, on a eu bien chaud.

La version française :
La piste française, toujours en DTS Digital Surround 5.1 mi-débit (768kbps), continue d'étonner par sa solidité alors qu'elle n'est pas en haute définition. Si la musique est puissante et les bruitages tout aussi riches et précisément spatialisés que sur la version originale, la composante vocale perd en réalisme puisque plus artificielle, moins mêlée à l'ensemble. On ne peut néanmoins que souligner la qualité de son mixage qui donne vraiment toutes ses tripes pour se rapprocher au mieux de son homologue anglais malgré le bridage imposé par son format.

Le doublage et le sous-titrage français :
Très soignée, l'adaptation française est d'une fidélité exemplaire et ne comporte aucune censure. Même les pires insultes et termes obscènes trouvent leurs équivalents français. Les registres de langage sont conservés, préservant ainsi les relations entre les personnages de niveaux hiérarchiques similaires ou distincts.

L'usage et le non-usage des majuscules est majoritairement respecté : dans les appellations et les titres de noblesse ("roi" et "Roi"), les points cardinaux ("nord" et "Nord") et les objets nommés tels que "le trône" et "le Trône de Fer".

Récapitulatif technique :
    - Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
    - Français DTS Digital Surround 5.1 768kbps
    - Espagnol DTS Digital Surround 2.0 768kbps
    - Castillan DTS Digital Surround 5.1 768kbps
    - Tchèque DTS Digital Surround 2.0 768kbps
    - Polonais DTS Digital Surround 2.0 768kbps


   

Avis sur les suppléments : Haut de page

Après la perte des bonus cachés lors du dernier coffret, c'est au tour du fabuleux "Guide complet de Westeros" qui servait d'encyclopédie de passer l'arme à gauche. Les suppléments de cette édition se révèlent passionnants avec toujours les histoires racontées par les acteurs. La table ronde sur les morts de la saison et le making-of de la bataille du Mur sont des morceaux de choix se dégustant avec appétit là où l'on fera la grimace sur les commentaires audio dont l'absence coutumière de sous-titrage fait encore défaut.

Arborescence des suppléments

BD 1 à 4 :
Résumés (15:04) : D'une durée d'un peu plus d'1 minute 30, les résumés sont en réalité ceux des épisodes précédents. Seulement en version originale sous-titrée, chacun expose brièvement des extraits des évènements passés qui serviront l'épisode à voir. En revanche, il n'y a pas de résumé pour le premier épisode car un autre bonus lui est consacré.

Présentations (05:59) : D'environ 37 secondes, chaque épisode propose son trailer, en version originale sous-titrée également. A vous de voir si vous préférez le regarder avant ou après.

Les résumés et présentations des 10 épisodes sont présents sur chaque Blu-ray et permettent ainsi de savoir où l'on en était sans devoir tâtonner entre les disques. Toujours bien pensé.

Guide de l'épisode : Si l'on sélectionne ce guide au lancement de l'épisode, une barre (qui peut se faire discrète en transparence si besoin) constituée de trois icônes apparaît sur la droite :
- "Personnages" laisse apparaître une brève biographie, évolutive au cours de l'histoire, des personnages de la scène en cours.
- "Lieu" permet de situer l'action de la scène se déroulant à l'écran avec carte et descriptif du lieu.
- "Histoire" : Quand l'icône se met à clignoter, elle débloque l'accès à certains récits racontés dans "Histoires & Traditions" mais seulement s'ils ont été évoqués dans l'intrigue. Les autres sont simplement décrits en quelques lignes mais non visibles par ce biais.
Ce guide est un véritable point fort face à la complexité de la série et permet d'avoir les informations les plus pertinentes aux bons moments et accessibles immédiatement.

Commentaires audio : Ce sont 11 commentaires audio qui se déclinent sur 9 épisodes. Seul le troisième n'en a pas et les neuvième et dixième en ont chacun deux. Comme à l'habitude, il faut bien s'accrocher car ils ne sont pas sous-titrés. Une grande partie du casting est réunie dont Pedro Pascal (Oberyn Martell), Rose Leslie (Ygrid), Jack Gleeson (Joffrey Baratheon), Aidan Gillen (Petyr Baelish) et Peter Dinklage (Tyrion Lannister) mais aussi des équipes. Nous trouvons autant les producteurs exécutifs David Benioff et D.B. Weiss que les réalisateurs (Alex Graves, Michelle MacLaren, Alik Sakharov), les producteurs, les directeurs de la photographie ou bien encore la chef décoratrice, la costumière, les responsables des effets spéciaux et l'auteur des livres George R.R. Martin (aussi co-producteur exécutif). Toujours présentes à l'appel, les filles Stark (Maisie Williams et Sophie Turner) s'amusent dans l'épisode 5 et le rire est communicatif dès l'apparition du logo HBO.

BD 1 :
Politique et Pouvoir : Retour sur la saison 3 (25:02) : Voilà la raison de l'absence de présentation du premier épisode ! Cette featurette revient sur toute la troisième saison en résumant les évènements importants à l'aide des acteurs qui les rapportent sur les extraits. A voir avant d'entamer les épisodes pour bien se remettre les idées au clair.

Les Bâtards de Westeros (07:16) : Les producteurs exécutifs David Benioff, D.B. Weiss et George R.R. Martin font un point sur les bâtards de la série, notamment Jon et Ramsay Snow, et racontent leur histoire et les relations entretenues avec leur père. On apprend leur nom dans chaque région de Westeros ainsi que la façon dont ils vivent et sont perçus selon les cultures comme à Dorne où être un bâtard n'est absolument pas un problème contrairement au reste du royaume où ils sont méprisés.

Nouveaux personnages et lieux (07:39) : Les producteurs exécutifs et les acteurs présentent les nouveaux lieux et personnages de cette saison. On commence par la cité de Meereen puis par les deux Dorniens Oberyn Martell et Ellaria Sand pour arriver à Styr, chef des Thenns, en passant par Mace Tyrell et Ramsay Snow à Fort-Terreur que nous connaissions déjà.

BD 4 :
Les Coulisses de la Bataille du Mur (37:11) : Les acteurs et l'équipe reviennent sur la bataille dantesque du Mur dans le neuvième épisode réalisé par Neil Marshall, véritable prouesse technique à bien des niveaux. Avec un planning éprouvant et une pluie torrentielle inopportune, le tournage n'a pas été facilité. On nous montre tout d'abord comment ont été "créé" les géants, les mammouths et le feu, mais aussi les tonneaux lâchés ainsi que les explosions et cascades qui en découlent. Nous voyons ensuite la construction des décors du haut du Mur et les effets spéciaux ou CGI employés pour la faux et les flèches du géant. Pour terminer en beauté, direction la cour de Châteaunoir avec le plan à 360°, la chorégraphie du combat opposant Jon à Styr et enfin les différents morts pendant l'attaque.

Les Morts : table ronde (29:37) : Le coproducteur et scénariste Bryan Cogman est entouré par les acteurs dont les personnages sont morts durant la saison – certains ne se connaissaient pas avant ce jour – auxquels il demande d'exprimer leurs sentiments quant à leur participation à la série, quelle était leur première scène ou encore des anecdotes de fans. Chacun évoque ensuite son meilleur moment, la façon dont il a découvert sa mort et enfin son expérience sur le tournage.

Histoires & Traditions (52:34) : Supplément vidéo passionnant qui regroupe 16 histoires narrées par les personnages évoquant les évènements passés tels que les guerres, les histoires des Maisons, la mythologie, les lieux ou encore les peuples afin de mieux s'imprégner de la culture et du background de Westeros et d'Essos. Ce module lève le voile sur énormément de points flous non abordés dans la série, surtout pour les non-lecteurs des livres. De plus, les récits sont illustrés par des croquis à moitié animés, entre storyboards et dessins animés, et ce travail d'artiste est excellemment bien réalisé, surtout avec les bruitages, l'ambiance sonore et la voix des personnages que l'on connaît bien. Le menu n'est pas agrémenté de musique mais propose deux arrière-plans croqués comme dans les histoires. Toujours très beau, il fonctionne comme tous les autres menus, avec l'étendard déroulé sur la gauche.

Scènes coupées (03:04) : Il s'agit de deux scènes coupées dont on a eu l'intelligence de remettre quelques secondes du contexte qui les précède. La première est une conversation entre Bronn et Shae (01:52), la seconde met en scène Dany et Missandei (01:12).

Bêtisier de la saison 4 (02:02) : Bien que beaucoup trop court, c'est un bonus qui a toujours manqué afin d'apporter une touche d'humour et découvrir une autre facette des personnages. Mais ils ne seront pas les seuls à nous faire rire, les décors et accessoires aussi peuvent être sources de ratés.

N.D.R. : La capture HD du menu du supplément "Histoires & Traditions" (image 8) n'affiche pas à gauche l'étendard de sélection des récits car c'est un élément technique à part ajouté par-dessus l'arrière-plan.

                       

Avis sur le packaging : Haut de page

Les coffrets sont toujours de véritables pièces de musée dotées d'un authoring visuellement et auditivement magique avec une navigation intelligente et pratique. Pour les détails, veuillez vous reporter à la suite.

Le packaging extérieur :
Pour cette quatrième saison, c'est un retour aux sources qui s'opère car on retrouve l'étui en carton mince ouvert à la fois en haut et en bas. Le noir intégral habille tout le packaging, bande Blu-ray incluse, afin de faire ressortir sur la face avant la magnifique Corneille à trois yeux en plein vol. Ses plumes se changent peu à peu en épées rappelant ainsi le Trône de Fer et ses ailes débordent légèrement sur les tranches. Du plus bel effet, le volatile, le titre de la série et la citation "Tout homme doit mourir" inscrite en bas sont brillants et gaufrés. On croirait presque que l'oiseau va sortir du coffret. Au verso, aucune illustration mais simplement la présentation de la saison, la description des bonus, les spécificités techniques, les crédits ainsi que l'encart de promotion pour la version UltraViolet.

Le packaging intérieur :
Après coulissage de l'étui, on découvre un fourreau en carton bien épais ouvert sur le côté, toujours noir mais mat. Non localisé puisque l'on peut lire la mention "The complete fourth season" sur la tranche, ce n'est pas un problème car c'est un message en haut valyrien qui occupe le recto : "Valar Morghulis". Nous en avons d'ailleurs eu la traduction française juste avant. A l'arrière, la petite illustration du Trône est toujours là depuis quatre saisons.

Le boîtier et les disques :
A l'intérieur de ce fourreau se trouve le boîtier Blu-ray classique reprenant trait pour trait le visuel de l'étui, à l'exception de l'ajout au verso des visages de six personnages et de la suppression de l'encart UltraViolet. La jaquette interne affiche la liste des épisodes à l'aide des titres français, des scénaristes et réalisateurs, des intervenants des éventuels commentaires audio et des synopsis concis façon télégraphe que l'on pourra retrouver en partie dans le menu de sélection. Comme sur la troisième saison, les disques sont seulement noirs et munis des informations habituelles. Ils sont uniquement fixés sur les deux volets centraux car ils ne sont désormais que 4, les éditions précédentes en contenant 5. Entre cela et l'absence du traditionnel dépliant, on sent que des économies ont voulu être réalisées... sans compter qu'aux Etats-Unis, ils ont droit à un somptueux digipack à la place du boîtier.

Le démarrage et le menu principal :
Tout vient à point à qui sait attendre. Il faut donc faire preuve de patience avant de commencer la lecture de la série entre écrans d'avertissement, de présentation et de chargement, ce dernier étant illustré par un barral et moins présent sur les disques suivants (car des données doivent sans doute rester en mémoire après avoir été chargées depuis la première galette).

Nous arrivons ensuite au menu principal en 1080p, fonctionnant sur un modèle déjà bien connu et dont il n'y avait aucune raison de changer. Une version remaniée du thème principal l'accompagne avec ses instruments et ses chœurs en DTS Digital Surround 5.1 mi-débit. Pendant ce temps, des extraits faisant guise de présentation des familles et différents groupes se succèdent dans des fondus fluides symbolisés par les drapeaux et armoiries des Maisons. Le menu change alors de couleur en conséquence.

Description des menus de sélection :
Tout en discrétion sur le haut de l'écran se trouve le menu de sélection, en horizontal, les différents choix remplaçant le premier de la liste à chaque pression des touches droite ou gauche. Nous avons donc la lecture consécutive, la sélection des épisodes, l'audio, les sous-titres et les bonus. Lors des sélections, un étendard vertical se déplie pour afficher les informations ou les nouveaux choix. Si besoin, un second se déroulera à côté afin d'accueillir une description (les bonus notamment). La liste des épisodes comprend le numéro, le titre, le staff, un synopsis et le choix de le lancer normalement, avec le guide ou un commentaire audio. De plus, un résumé et une présentation vidéo de chaque épisode sont ajoutés au menu. Ce dernier est identique sur tous les disques donc si vous lancez une séquence qui ne se trouve pas sur le support actuellement lu, le système vous demandera d'insérer le disque # et lancera directement ce que vous aviez choisi quand vous changerez de galette. A user et abuser pour éviter la longueur des messages et chargements d'avant-menu.

La navigation s'avère très agréable et intuitive, d'autant plus que la réalisation technique du menu a été pensée dans les détails, déroulant et repliant les étendards dans le bon ordre et revenant au choix lors d'une annulation ou passant au suivant lors de consécutivité entre les modules.

Le gros point noir de l'authoring vient du fait qu'il n'y ait pas de mémorisation de piste. Si l'on stoppe complètement la lecture du disque, la prochaine recommencera au tout départ, que ce soit sur platine salon ou sur PC.

N.D.R. : Il nous a été impossible de réaliser des captures du menu.