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MINUSCULE : LA VIE PRIVéE DES INSECTES - LA VALLéE DES FOURMIS PERDUES [BLU-RAY + DVD]


Éditeur : Editions Montparnasse
Distributeur : Arcadès

Type : Long-métrage
Origine : zone B
Nombre de disque : 2 (BD-50)
Durée approx. : 89 minutes
Boîtier : Blu-ray Disc
Code EAN : Indisponible

Date de sortie en France : 26 août 2014


AUDIO


Langues : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1), Français (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 5.1)
Sous-titres : Aucun

VIDÉO


Format : 1.78 - 16/9 natif
Standard : PAL
Image : Couleurs

SUPPLÉMENTS


- Making-of
- Bande-annonce

TOUS LES ARTICLES SUR MINUSCULE : LA VIE PRIVéE DES INSECTES - LA VALLéE DES FOURMIS PERDUES [BLU-RAY + DVD]


25.08.2014 | Minuscule voit les choses en grand !

TEST DU BLU-RAY

Test rédigé le 24/08/2014 par Grégory Lazareth

Avis sur l'édition :

Suite à la naissance de trois petits, un couple de coccinelles part en balade familiale dans les méandres herbeux de la campagne. Mais quand une mouche vient narguer un des bambins, ce dernier file à sa poursuite et trouve refuge au milieu de la nuit dans un récipient métallique. A l'aube, le réveil est difficile mais dehors s'engage déjà un véritable chassé-croisé entre insectes car l'abri de fortune de la petite coccinelle n'est autre qu'une boîte à sucres, entourée par nombre de victuailles laissées d'un pique-nique interrompu. Si tout le monde veut sa part du gâteau, les fourmis noires découvrent les premières la gourmandise suprême et s'attèleront sans plus attendre à la ramener à leur reine. La coccinelle, toujours cachée à l'intérieur, se laissera transporter par monts et par vaux avant de sympathiser avec ses porteurs en fâcheuse posture. Mais une menace bien plus grande se profile, un clan de fourmis rouges guette et sera prêt à initier une guerre sans merci afin de récupérer le succulent butin.

175 épisodes ne suffisaient pas à Hélène Giraud – fille du très regretté Jean Giraud aka Moebius auquel le film est dédié – et Thomas Szabo, il fallait qu'ils réalisent également un film sur l'univers de la série Minuscule : La Vallée des Fourmis Perdues. Bien leur en a pris car il s'avère tout aussi irrésistible que les programmes courts. Fourmillant de bonnes idées, on sent que l'écriture a été peaufinée jusque dans les moindres détails. Par exemple, avoir choisi pour l'arrivée des humains des plans éloignés d'une New Beetle rouge roulant à travers les arbres est ingénieux, annonçant dès le début le voyage tortueux que s'apprête à réaliser la coccinelle. L'imagination débordante des scénaristes promet une aventure initiatique semée d'embûches et saupoudrée de références aux classiques du cinéma tels que Psychose, Jurassic Park ou encore Indiana Jones. Avec sa bande son enchanteresse, son humour décapant et ses délicieux caméos, le métrage se savoure avec émotion et s'illustre d'une mise en scène particulièrement poétique, en plus de bénéficier d'une animation à toute épreuve pouvant mouvoir un demi-million d'insectes en furie.

La haute définition met à l'honneur le microcosme entomologique dans une édition à la technique impeccable. Les paysages des Parcs Nationaux français revêtent leurs plus belles couleurs pour briller par tous les temps et se balancent gracieusement sur la piste audio 5.1, profonde et riche. Dans son écrin arborant les deux nouveaux acolytes, le Blu-ray propose un séduisant making-of malgré un authoring bucolique assez simple. Espérons que d'autres films soient produits !

N.D.R. : Ce test concerne l'édition combo 2D mais seul le Blu-ray a été passé au crible.

 

Avis sur l'image : Haut de page

Minuscule a tout d'une grande ! L'image en 1080p est tellement irréprochable sur toutes ses coutures qu'elle en devient bluffante. L'édition Blu-ray de la seconde saison de la série souffrait de quelques tracas vis-à-vis de sa précision, il n'en est absolument rien sur ce long métrage. La définition du master offre un incroyable niveau de détail pas facile à rendre lorsque l'on filme un univers aussi petit et au ras du sol. Les campagnes françaises, captées notamment dans les Parcs Nationaux des Ecrins et du Mercantour, sont merveilleusement exploitées et définies, lors des plans panoramiques comme des plus rapprochés. Du brin d'herbe au grain de sable, de la touffe de mousse aux cernes d'une souche, d'un rocher au gravier du bitume, du cours de l'eau à la peinture usée de la boîte à sucres, les décors et accessoires réels sonnent juste, leur précision épate et leurs textures explosent à l'écran, tout comme pour ceux créés et filmés en studio (la fourmilière, ses environs, et plus généralement les intérieurs à l'instar du repaire de l'araignée). Grâce à tout cela, la profondeur de champ est bien mise en avant et devrait être encore plus saisissante en 3D.

Modélisés par ordinateur, les insectes, arachnides, gastéropodes, poissons, reptiles et autres batraciens s'intègrent vraiment parfaitement à leurs environnements et interagissent avec les éléments comme s'ils étaient présents lors du tournage. La prouesse technique de leur animation serait réduite en poussière si leur définition n'était pas suffisamment naturelle et précise pour être incrustée dans le réel : il n'en est évidemment rien. En effet, comme décrit dans le making-of, toutes les petites bestioles ont été chouchoutées dans leurs textures afin de ne pas hériter de surfaces trop lisses. La lumière se reflète donc idéalement dessus, exposant au grand jour les aspérités et lignes des carapaces, la granularité des corps qui dévoile une myriade de nuances différentes suivant l'exposition ou la pigmentation. La palette de couleurs est par ailleurs très large et variée, Mère Nature étant bien souvent la reine pour nous proposer de délicieuses fresques. La majeure partie du film se passant en plein jour ensoleillé, les teintes sont chaudes et claires, mais lorsque les espaces se ferment, que l'éclairage se fait plus diffus, le temps plus menaçant ou que la nuit tombe, l'obscurité s'empare des lieux avec une armée de tons qui révèlent un ratio de contraste très avantageux.

                       

Avis sur l'audio : 1Haut de page

Le langage animal étant universel, point de langues sur le métrage mais tout de même deux pistes en DTS-HD Master Audio : une en 2.0 et l'autre en 5.1.

Attardons nous d'abord sur la seconde qui nous offre peu après la scène du pique-nique un merveilleux brouhaha digne du périphérique parisien à l'heure de pointe. Si aucune insulte n'est proférée, c'est plutôt les vrombissements des moteurs et les klaxons qui surprennent. Provenant de toutes parts à différents niveaux d'intensité, ils s'amoncellent les uns sur les autres et résultent de chacun des insectes qui débutent leur journée par un ballet aérien des plus démonstratifs de la technique sonore. Le travail apporté à la spatialisation fera ses preuves tout au long du film, lors des scènes haletantes telles que les poursuites avec les mouches ou la bataille pour la fourmilière, mais également durant les séquences plus calmes comme dans l'antre humide de l'araignée où la tombée résonnante de simples gouttes d'eau nous met immédiatement en situation. Les basses donnent d'ailleurs bien de la voix, à en devenir indispensables pour une pleine expérience cinéma.

Les bruitages sont véritablement riches, la présence de la nature est vivement appuyée par des cris de tout poil. L'atmosphère est donc balayée de croassements de corbeaux, coassements de grenouilles, glatissements d'aigles, chants d'oiseaux, stridulations d'insectes jusque de hurlements lupins. Une grande panoplie auditive est déployée pour l'immersion complète du spectateur. La clarté du son est de rigueur : un orage sous une pluie battante, la descente de la rivière, le battement des élytres, le crissement du métal de la boîte à sucres qui frotte contre la pierre, les petits cliquetis des pattes qui touchent le sol, les "paroles" de chaque animal, ... la piste nous propose un spectacle digne de ce nom. Spectacle magistralement mis en musique par les compositions d'Hervé Lavandier qui apportent une dimension supplémentaire au métrage. Avec son orchestration aussi réussie sur les thèmes naïfs comme celui du pique-nique que sur les élans épiques lors du siège, le score raconte littéralement l'intrigue et insuffle l'énergie ainsi que l'ampleur nécessaires à sa dynamique. On s'amusera notamment des leitmotivs utilisés pour chacun des animaux dont la marche militaire associée à la fourmilière rouge, très "carrée" et organisée.

Le mixage DTS-HD Master Audio 2.0 est très bon en tant que tel de par son équilibre et sa clarté, mais forcément plus plat et moins vivant car l'on rate de nombreuses subtilités quand tout frappe en frontal.


Avis sur les suppléments : Haut de page

Les points abordés dans le making-of et le livret dévoilent des dessous aussi captivants que l'aventure contée. On en aurait bien redemandé pour s'étendre plus longuement sur certains procédés ou sujets... La bande originale aurait aussi été la cerise sur le gâteau.

Making-of (31:45) : Ce passionnant making-of arrose de nombreux aspects de la machinerie déployée pour réaliser le film. Avec la participation des réalisateurs Hélène Giraud et Thomas Szabo, du producteur Philippe Delarue et de techniciens de tous les pôles, on en apprend davantage sur la création du métrage, les difficultés rencontrées, le tournage et les astuces mises en place, le repérage des lieux et même la conception des bébêtes. Des storyboards, dessins préparatoires et animatiques sont également montrés et nous ferons un tour dans les studios pour voir les décors, la réalisation des bruitages, des effets spéciaux ainsi que d'autres éléments de la postproduction, avant de terminer sur les notes de l'orchestre en plein travail sur la bande originale.

Bande-annonce (02:14) : Il s'agit évidemment de la bande-annonce du film.

Livret : Le "Livret du film" de 20 pages est inclus dans le boîtier et reprend en partie des éléments exprimés dans le making-of. Richement illustré, il revient sur la genèse du métrage, son univers, les décors, les personnages ou encore la musique tout en insistant sur le côté pleine nature et le message écologique.

       

Avis sur le packaging : Haut de page

Ce coffret combo se compose d'un boîtier Blu-ray et d'un fourreau en carton. Ce dernier prend une élégante allure grâce à un visuel blanc doté de la bande de couleur propre au support qui devient ici verte pour correspondre à son sujet. Au centre, juste au-dessus du titre, les deux héroïnes, la coccinelle et la fourmi noire, prennent place. Au dos, les fourmis rouges surplombent la fameuse boîte à sucres, objet de tous les désirs, entourée par des citations de journaux et magazines. Pour combler le reste de l'espace, nous trouvons la présentation et le synopsis du film, les suppléments, les crédits, les spécificités techniques et quatre vignettes présentant quelques "personnages". Si le boîtier reprend ce même verso, son recto est complètement différent puisqu'il est inspiré d'une scène du film : la poursuite des fourmis noires par leurs cousines rouges sur la rivière, un brochet voulant lui aussi faire son repas. A l'intérieur, la jaquette fait office de publicité à la série et les sérigraphies écho au visuel du fourreau, celle du Blu-ray le reprenant alors que le DVD affiche un plan plus large permettant de voir ce que regardaient si bizarrement nos deux amis, à savoir une armée de fourmis rouges.

L'authoring quant à lui montre une petite scène du début du film exposant le couple de coccinelles sur une tige et incite à lancer la lecture, choisir un chapitre (parmi 8 avec titres et vignettes), la piste audio ou les bonus, mais n'oublie pas non plus de faire un peu de publicité.
 
N.D.R. : Les captures HD n'affichent pas les menus car, contrairement aux DVD où ceux-ci sont intégrés dans l'image, ils forment ici un élément technique à part ajouté par-dessus.