Accueil > Séries TV > Policier > True Detective > Blu-Ray True Detective - Saison 1 [Blu-ray] > Test DVD
DERNIERS DVD

dvd Noces Rouges  Integrale
Noces Rouges - Integrale
Sortie : 15/05/19

Eyewitness - Saison 1
Sortie : 22/05/19

Blood Drive - Integrale
Sortie : 22/05/19

Blood Drive - Integrale [B...
Sortie : 22/05/19

Julien Fontanes, magistrat...
Sortie : 06/05/19

» Voir la base de données


NOUVELLES SÉRIES

Noces RougesNoces Rouges EyewitnessEyewitness
Blood DriveBlood Drive Julien Fontanes, magistratJulien Fontanes, magistrat
Graine d'OrtieGraine d'Ortie Hard SunHard Sun
Happy!Happy! Kepler(s)Kepler(s)
The ResidentThe Resident Channel ZeroChannel Zero
Patrick MelrosePatrick Melrose HarlotsHarlots



Achetez-le sur


Dernière sortie
True Detective - Saison 2

TRUE DETECTIVE - SAISON 1 [BLU-RAY]


Éditeur : HBO
Distributeur : Warner Home Video France

Type : Saison
Origine : zone B
Nombre de disque : 3 (BD-50)
Nombre d'épisodes : 8
Durée approx. : 416 minutes
Boîtier : Blu-ray Disc
Code EAN : 5051889463740

Date de sortie en France : 11 juin 2014


AUDIO


Langues : Anglais (DTS-HD 5.1), Espagnol (DTS Digital Surround 2.0), Français (DTS Digital Surround 5.1)
Sous-titres : Anglais (mal entendants), Danois, Espagnol, Finlandais, Français, Néerlandais, Norvégien, Suédois

VIDÉO


Format : 1.78 - 16/9 natif
Standard : PAL
Image : Couleurs

SUPPLÉMENTS


- "La création de True Detective" : coulisses
- "Auprès de Matthew McConaughey et Woody Harrelson" : interviews
- "Conversation avec Nic Pizzolatto et T Bone Burnett" : discussion à propos de la série et du rôle central de la musique
- "Coulisses de l'épisode" : Nic Pizzolatto et Cary Joji Fukunaga discutent de leurs réflexions sur la création des personnages et offrent un éclairage sur chaque épisode
- 2 commentaires audio de Nic Pizzolatto, T Bone Burnett et Scott Stephens (prod. exec.)
- Scènes coupées

TOUS LES ARTICLES SUR TRUE DETECTIVE - SAISON 1 [BLU-RAY]


10.06.2014 | Première immersion dans l'univers de True Detective

TEST DU BLU-RAY

Test rédigé le 28/06/2014 par Grégory Lazareth

Avis sur l'édition :

En 2012, deux ex-inspecteurs ayant collaboré sur un homicide sept ans auparavant sont questionnés à propos de l'enquête par la police. Retour en 1995, en plein cœur de la campagne louisianaise, lors de la découverte du corps nu de Dora Lange, agenouillé et paré de bois de cerf. Chargés du dossier, Rust Cohle et Martin Hart, opposés par leur caractère et leurs convictions, se lancent dans une longue traque qui serait liée à des rites sataniques. Pressés par la hiérarchie, il leur faut au plus vite un suspect.

True Detective est une série anthologique, chaque saison se suffisant à elle-même avec son scénario et son casting... et quel casting ! Matthew McConaughey et Woody Harrelson ne sont pas là pour jouer les playboys ou les rigolos mais pour camper deux personnages de poigne, durs et meurtris chacun à leur façon. Les épreuves qu'ils vont vivre les rapprocheront et les éloigneront, mais les marqueront ensemble au plus profond, avec la complicité de l'excellente Michelle Monaghan, épouse du second. Grâce à un des meilleurs génériques jamais vus – The Handsome Family, Far From Any Road –, un scénario bien cousu divulgué au compte-gouttes, des têtes d'affiche charismatiques, d'innombrables références littéraires, des dialogues minutieusement écrits et une mise en scène pensée au millimètre, True Detective s'est fait une place de choix parmi la critique. Néanmoins, à cause d'un départ qui peine à décoller avant l'intrigue du gang de motards – et son inimaginable plan-séquence de 7 minutes – et d'un final trop attendu mais magnifiquement réalisé, la série ne donnera pas le même type de claque à tous les publics.

Cette première saison de 8 épisodes est éditée dans un coffret au packaging esthétique doté de bonus qui ne se perdent pas en futilité et d'un authoring efficace. L'image est globalement éblouissante et les pistes audio, originale comme française, délivrent une immersion idéale qui nous emmène en un clin d'œil au fin fond de la campagne. Vivement la saison 2 !

 

Avis sur l'image : Haut de page

Tournée en 35mm pour sa texture, l'image en 1080p est un "joli" guide touristique de la Louisiane mais surtout une parfaite illustration de l'indispensabilité de la haute définition sur ce type d'esthétique très léchée se donnant corps et âme à l'ambiance. Techniquement propre dans son fond, l'image est sale de par sa forme, vieillie de par son étalonnage, et reflète l'atmosphère glauque, mystérieuse et pauvre des bayous et leurs alentours. Leur odeur peut même se humer à travers l'écran jusqu'à provoquer des haut-le-cœur, renforçant ainsi la malsanité des actes commis.

Le grain n'est par contre pas toujours bien géré, laissant des plans sombres ou en intérieur beaucoup trop bruités par rapport aux magnifiques séquences lumineuses en extérieur, qu'elles soient des moments entre les personnages ou des panoramas contemplatifs des lieux, naturels comme urbains. Les marécages au soleil couchant, les usines se détachant de la platitude du terrain, les survols des déplacements en voiture ou encore l'imbroglio des routes procurent d'intenses sensations.

Les couleurs sont superbes et développent une très large palette soulignée par un avantageux ratio de contraste. L'esthétique globale un brin ternie procure une sensation de nostalgie, une bulle de plénitude pouvant néanmoins rapidement se transformer en angoisse. La profondeur de champ est impressionnante et la définition l'est tout autant, dans les textures des décors ou de la peau comme dans la distinction des lignes. Le visage ravagé de Rusty et les herbes qui chancellent sous le vent parlent d'eux-mêmes.

                       

Avis sur l'audio : 1Haut de page

Dans un excellent DTS-HD Master Audio 5.1, le mixage original nous emmène très loin de chez nous grâce à l'ambiance des bayous recréée avec le plus grand soin et détail. Parfaitement équilibré et immersif sous tous ses aspects, il n'en fait jamais trop : il est simplement d'une grande justesse, à l'avant comme à l'arrière, bercé par les splendides partitions de T Bone Burnett. Une sensation d'isolement plane, en pleine campagne, le vent soufflant à travers les branches, les herbes ou à la surface de l'eau, avant d'atteindre nos oreilles abreuvées de chants d'oiseaux et d'insectes. Si la nature est souvent mise à l'honneur, les lieux plus fermés ou intimistes ne sont pas en reste et savent faire tinter tous les bruitages nécessaires à poser leur atmosphère. La majorité du temps au calme, la bande son crache lorsque l'action le demande, les coups de feu résonnant d'intensité.

Tout comme sur Game of Thrones, HBO propose seulement une piste française en DTS Digital Surround 5.1 mi-débit (768kbps) qui fournit tout de même un spectacle des plus qualitatifs. Les mixages sont d'ailleurs très proches dans toutes leurs composantes hormis l'habituelle mise en avant des dialogues français.

Le doublage français est plutôt de bonne facture et tout autant dans son adaptation, mais la voix et le jeu de Matthew McConaughey et Woody Harrelson se doivent de s'exprimer en version originale. Du côté des sous-titres, l'adaptation est également fidèle en conservant notamment la crudité de certains dialogues et les fautes sont pour ainsi dire inexistantes.


Avis sur les suppléments : Haut de page

Malgré encore une fois des commentaires audio non sous-titrés, les suppléments apportent un éclairage intéressant sur les coulisses, les personnages, l'histoire et la création de True Detective. Un peu plus de contenu n'aurait pas été du luxe mais la qualité est bien présente.

BD 1 à 3 :
Résumés (07:10) : D'une durée d'1 minute et seulement en version originale sous-titrée, chacun expose brièvement des extraits des évènements passés qui serviront l'épisode à voir.

Aperçus (04:51) : D'environ 36 secondes, chaque épisode propose son trailer, en version originale sous-titrée également. A vous de voir si vous préférez le regarder avant ou après.

Coulisses (36:01) : Tous les épisodes sont agrémentés d'un petit module de 4 à 5 minutes où l'équipe commente le titre et quelques scènes clés en exposant la personnalité et l'évolution des protagonistes, le scénario, les lieux, le tournage, la réalisation, etc. Idéal pour décrypter certaines choses qui nous auraient échappé.

BD 1 et 3 :
Scènes coupées (09:57) : Les épisodes 3 et 8 contiennent chacun une longue scène coupée, la première étant un discours complet du révérend à ses fidèles et la seconde de sublimes prises de vue aériennes de la Louisiane. Rien d'indispensable en soi mais pour les curieux et amateurs.

BD 2 :
Commentaires audio : L'épisode 4 est commenté par le créateur Nic Pizzolatto (entre autres casquettes) ainsi que le compositeur T Bone Burnett, et sur le cinquième, le producteur exécutif Scott Stephens s'ajoute au duo. A réserver aux anglophiles car aucun sous-titre n'est disponible.

BD 3 :
La création de True Detective (15:02) : A travers plusieurs thèmes tels que le duo principal, le plan-séquence du quatrième épisode ou encore le look de la série, on apprend notamment comment celle-ci fut créée, parmi d'autres anecdotes passionnantes.

Auprès de Matthew McConaughey et Woody Harrelson (08:03) : Les deux comédiens sont interviewés afin de revenir sur trois scènes importantes (celle du dîner, du bar et de leur "combat") et la fatigue accumulée pendant le tournage. De quoi en découvrir davantage sur leur relation et les coulisses.

Conversation avec Nic Pizzolatto et T Bone Burnett (14:25) : Confortablement installés dans des fauteuils, le créateur et le compositeur émettent des réflexions sur la série et conversent également de l'angle musical, indispensable à l'ambiance. T Bone Burnett a vraiment bien été inspiré.

               

Avis sur le packaging : Haut de page

Comme pour toute sa gamme de séries en Blu-ray, Warner propose un fourreau en carton dans lequel s'insère un boîtier bleu standard à volets. Le visuel des deux éléments est d'ailleurs identique, recto comme verso. Côté face, une illustration des deux détectives, songeurs, en noir et blanc et vieillie au moyen de quelques marques. Au dos, point réellement de couleurs non plus, si ce n'est sur les différents logos, et les deux collègues sont toujours présents, assaillis par les citations de journaux, la liste des bonus, les spécificités ainsi que la présentation de la saison. La jaquette interne du boîtier affiche le contenu des disques sur un arrière-plan montrant le fameux arbre de la scène du crime. Reste que la sérigraphie qui se pare d'un gris légèrement usé.

L'authoring propose des extraits du début de la série mis en musique par un des thèmes. En bas à gauche, dans la même esthétique que le logo se trouvent les liens des menus des épisodes, des langues et des bonus. Après sélection, un panneau se déroule sur la gauche en transparence afin d'afficher la suite. Dans le sous-menu des épisodes, le numéro, titre et un très succinct synopsis apparaissent, et en-dessous la possibilité de visionner l'aperçu, le résumé ainsi que les bonus liés comme les commentaires, coulisses ou scènes coupées, ces derniers étant également accessibles depuis le menu "Bonus" classique.

A noter qu'après chaque lancement des Blu-ray, on reprend systématiquement depuis le départ avec la configuration d'origine. La piste audio, celle des sous-titres et notre progression dans la série ne sont pas conservées.

N.D.R. : La capture HD n'affiche pas les menus car, contrairement aux DVD où ceux-ci sont intégrés dans l'image, ils forment ici un élément technique à part ajouté par-dessus.