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AMERICAN HORROR STORY - COVEN (SAISON 3) [BLU-RAY]


Éditeur : 20th Century Fox
Distributeur : Fox Pathé Europa

Type : Saison
Origine : zone B
Nombre de disque : 3 (BD-50)
Nombre d'épisodes : 13
Durée approx. : 585 minutes
Boîtier : Coffret
Code EAN : 3344428056841

Date de sortie en France : 22 octobre 2014


AUDIO


Langues : Allemand (DTS 5.1), Anglais (DTS-HD 5.1)
Sous-titres : Allemand, Anglais (mal entendants), Espagnol, Français, Québécois

VIDÉO


Format : 1.78 - 16/9 natif
Standard : PAL
Image : Couleurs

SUPPLÉMENTS


- Zombie Halloween (10:22)
- Enter the coven (16:16)
- Meet Ms. NOLA (11:58)

TOUS LES ARTICLES SUR AMERICAN HORROR STORY - COVEN (SAISON 3) [BLU-RAY]


20.10.2014 | Les sorcières d'American Horror Story

TEST DU BLU-RAY

Test rédigé le 22/10/2014 par Grégory Lazareth

Avis sur l'édition :

Pendant sa première fois, la jeune Zoe Benson assiste impuissante à la mort atroce de son petit-ami avant que sa mère ne lui annonce que cet accident est lié à ses origines : elle est une sorcière descendante de Salem. Ses parents l'envoient alors à La Nouvelle-Orléans dans une école pour jeunes filles exceptionnelles tenue par Cordelia Foxx, l'Académie de Madame Robichaux, destinée à leur enseigner comment survivre, se défendre et contrôler leurs pouvoirs. C'est à ce moment-là que Fiona Goode, la mère de Cordelia, revient au pensionnat qu'elle avait abandonné il y a longtemps avec des intentions loin d'être louables.

Si certains jugeaient d'une baisse de régime dans cette troisième saison d'American Horror Story intitulée Coven, il n'en est rien. Chacune a ses codes, son univers et ses personnages mais on ne peut objectivement pas être déçus. Effectivement, le spectateur est au premier abord perdu dans ces nombreuses intrigues dont il ne comprend pas toujours l'intérêt mais toutes finiront bel et bien par se rejoindre pour former une œuvre d'une incroyable cohérence. Ici, l'on traite de la sorcellerie, du vaudou et de l'esclavage à travers deux époques au moyen de flashbacks pertinents en plein cœur de la Louisiane, le lieu idéal par excellence. Ryan Murphy et Brad Falchuk soignent toujours autant leur bébé, qu'il s'agisse de la bande son, magique, des rebondissements du scénario, de l'esthétique de la mise en scène ou du casting très fort. "Seven Wonders" de Stevie Nicks n'aura ainsi jamais plus la même résonnance. On retrouve à l'affiche Taissa Farmiga qui nous avait énormément manqué mais aussi Lily Rabe, passant avec aisance du Diable à la sorcière bohème, sans oublier les éternels excellents Jessica Lange, Frances Conroy, Evan Petters, Sarah Paulson et j'en passe. Cette saison, on accueille notamment dans la bande Kathy Bates, Gabourey Sidibe et Emma Roberts, trois recrues de choix.

Malheureusement, le bûcher n'est pas loin car on assiste au même blasphème que sur la saison précédente pour ce troisième coffret Blu-ray, lui retirant directement des points : les bonus ne sont pas sous-titrés et la piste audio française s'est volatilisée. Sinon, la qualité de l'édition n'est plus à démontrer avec son image frôlant la perfection et son mixage original pur et immersif. L'authoring, quant à lui, ne change pas et les suppléments valent le détour même si vous ne comprenez rien à l'anglais.

 

Avis sur l'image : Haut de page

Comme pour les autres saisons en haute définition, l'image ensorcelle en 1080p. La mise en scène éblouit par ses cadrages, ses effets – particulièrement le fisheye grâce à une focale courte – et mouvements de caméra complètement audacieux qui n'hésitent pas à capter au ras du sol, en hauteur, en plongée, en contre-plongée, de travers ou à l'envers, même lors de longs plans occupant l'espace au maximum grâce notamment à une utilisation généreuse de la grue. Nous avons alors sous les yeux des procédés artistiques peu communs – si l'on considère leur fréquence – et ingénieux qui accentuent la magie des lieux traversés par nos sorcières. Dans le manoir de la confrérie, les occasions se bousculent pour capturer des images toujours plus enchanteresses et ainsi souligner la profondeur et la hauteur des surfaces, apparaissant alors d'une beauté incomparable, aussi précises que blanches.

Chez les vaudous, le blanc quasi virginal est remplacé par des couleurs sombres, mariant le noir avec le rouge dans des décors beaucoup moins aseptisés, plus tribaux. Ces images obscures, au même titre que les flashbacks au temps de Delphine LaLaurie, sont par ailleurs plus dures en termes de traitement puisque le bruit y est intensifié. En effet, le tournage de la série ayant été réalisé sur pellicule 16 et 35 mm, un grain est présent et plus ou moins renforcé selon les situations, les époques et les évènements.

A l'extérieur, dans les rues ou au cœur des marécages, la précision dévoile toute son endurance en nous montrant des paysages absolument parfaits, les fines lignes de la végétation, des amas de pierres ou des bâtiments tenant sans aucun problème lors des panoramiques et autres mouvements de caméra. Dans tous les environnements, la lumière reste toujours autant travaillée pour nous offrir des ambiances palpables dans des plans très étudiés, sublimés par la définition affichant chaque aspérité des textures, détail de la peau, des textiles, de l'architecture ou des objets parsemés çà et là. Les maquillages des morts deviennent alors criants de réalisme à les rendre vraiment dérangeants.

Comme à l'accoutumée, la palette de couleurs est très large et ses nuances dépendent des circonstances, tout comme leur traitement en postproduction. Contrastes, étalonnage, saturation, bruit, tous les artifices parent admirablement la photographie pour contribuer à insuffler les émotions voulues à chaque séquence. Visuellement, American Horror Story est une œuvre d'art depuis son tout premier épisode. L'apport indéniable de la haute définition rend assurément hommage au travail abattu autant à l'écriture qu'à l'esthétique en faisant vibrer le spectateur.

                       

Avis sur l'audio : 1Haut de page

On n'est vraiment jamais déçus par la piste originale d'American Horror Story. En DTS-HD Master Audio 5.1, c'est toujours le sans faute sur tous les plans puisque le mixage apparaît d'une excellente clarté et d'un équilibre tout aussi bon avec notamment des dialogues très propres ainsi que des basses bien marquées. Côté immersion, on atteint les sommets de la magie grâce à des enceintes avant comme arrière qui crachent en permanence bruitages, musique et autres murmures qui donnent aux scènes une incroyable richesse à 360°. Même si la mort est omniprésente, c'est la vie qui s'exprime aux oreilles : les environnements sont dépeints avec le plus grand réalisme, pleins de bruits en tous genres qui ne s'arrêtent jamais, et pas seulement ceux des nombreux animaux qui s'époumonent dès que l'on se trouve en extérieur ou dans une pièce non loin – et il y en a des bestioles à La Nouvelle-Orléans. Chez les vaudous, pendant des incantations, lors des arrivées de Papa Legba, dans les grands volumes du manoir de la confrérie, l'appartement de l'homme à la hache, la rue ou les tréfonds des bayous, le son nous dit tout ce que l'on veut savoir avec une myriade d'effets plus réussis les uns que les autres. De plus, entraînante et parfois bien angoissante, la piste ne manque jamais de punch, conférant ainsi aux scènes d'action un impact certain.

Amateurs de français, il va falloir choisir entre le gain d'image ou l'audio car ce coffret Blu-ray ne contient pas de piste française tout comme le précédent, celle-ci étant disponible que sur l'édition DVD. Faut-il encore rappeler que ce genre de pratique "économique" ne devrait pas exister ? Même la piste SD en Dolby Digital 5.1 aurait été mieux que d'abolir complètement la langue française !!!

Il est de toute manière fortement conseillé de voir la série en version originale – il n'y a pas le choix du coup – car La Nouvelle-Orléans ayant été française avant 1803, date de sa cession aux Etats-Unis par Napoléon Ier, certains noms, prénoms, lieux et mots de vocabulaire sont français. Ces subtilités mêlées aux accents du coin sont un délice à écouter et ajoutent énormément à l'authenticité. L'adaptation des sous-titres, bien français cette fois et non québécois (même si une piste québécoise est également présente), est de bonne facture et fidèle aux dialogues.

Comme le menu peut être appelé en surimpression pendant la lecture, les pistes sonores et de sous-titres peuvent être changées à la volée.


Avis sur les suppléments : Haut de page

Bien que peu nombreux, les suppléments sont intéressants mais l'absence totale de sous-titres, comme sur le coffret précédent, nuit gravement à la note. Se moquer autant du public français est...

BD 1 :
Zombie Halloween (10:22) : Le producteur exécutif Brad Falchuk, le directeur de la photographie Michael Goi, réalisateurs, acteurs et autres personnes de l'équipe ont concocté un petit making-of spécial zombies dans l'épisode d'Halloween. Au milieu d'images du tournage, Taissa Farmiga et Angela Bassett reviennent sur leur expérience quelque peu angoissante, le chorégraphe entraîne ses apprentis morts-vivants pour leur jeu d'acteur et nous assistons ensuite à la pose des prothèses, le coiffage et le maquillage de ces mangeurs de chair humaine.

BD 3 :
Enter the coven (16:16) : Présentation globale de la saison, cette featurette en retrace l'histoire et les enjeux puis décrit chacun des personnages en commençant par les sorcières. On revient ainsi sur divers moments importants à l'aide de l'intervention des membres de l'équipe et d'images du tournage. Nous voyons même de plus près la tête de l'homme-taureau qui s'avère être télécommandée.

Meet Ms. NOLA (11:58) : NOLA étant l'acronyme pour New Orleans LouisianA, ce bonus annonce donc la visite des différents lieux de tournage dans cette ville à la splendide architecture bien typique : la confrérie, le cimetière, la maison de Madame LaLaurie, le salon de coiffure et les marécages peuplés de reptiles qui n'ont pas envie de finir en sacs à main.

     

Avis sur le packaging : Haut de page

N'ayant pas eu le packaging en notre possession, nous ne pouvons en donner un avis objectif mais il devrait être semblable à ses prédécesseurs, c'est-à-dire prendre la forme d'un fourreau cartonné dans lequel s'insèrent 2 boîtiers Blu-ray prévus pour les 3 disques. Toujours du meilleur goût, le visuel présente la partie basse du visage de trois sorcières (sans doute) avec un serpent sortant de la bouche de l'une d'elles, son corps encore engouffré dans celle des deux autres.

L'authoring est simple et efficace mais comme sur le coffret précédent, exclusivement en anglais. Une compilation d'extraits dévoilant quelque peu l'intrigue défile sous les notes du générique. Toute la navigation passe par un unique menu en bas de l'écran, affichable à la demande lors de la lecture. Grâce à lui, on peut choisir l'épisode, configurer la piste sonore, les sous-titres et visionner les suppléments. Un menu de recherche est également visible afin de voir la barre de temps de la saison ou des épisodes pour aller directement au moment voulu, ou alors de visualiser les signets que l'on aurait ajoutés en cours de lecture pour marquer un passage. La sélection des épisodes fait apparaître titres, résumés et le "Season mode" qui permet de continuer la lecture au moment où l'on s'était arrêté sans devoir tout reconfigurer ou passer par le menu lors du changement de disque ou en rallumant la platine.

N.D.R. : Les captures HD n'affichent pas les menus car, contrairement aux DVD où ceux-ci sont intégrés dans l’image, ils forment ici un élément technique à part ajouté par-dessus.