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AMERICAN HORROR STORY - ASYLUM (SAISON 2) [BLU-RAY]


Éditeur : 20th Century Fox
Distributeur : Fox Pathé Europa

Type : Saison
Origine : zone B
Nombre de disque : 3 (BD-50)
Nombre d'épisodes : 13
Durée approx. : 585 minutes
Boîtier : Coffret
Code EAN : 3344428055578

Date de sortie en France : 23 octobre 2013


AUDIO


Langues : Anglais (DTS-HD 5.1)
Sous-titres : Anglais, Québécois

VIDÉO


Format : 1.78 - 16/9 natif
Standard : PAL
Image : Couleurs

SUPPLÉMENTS


- Tout sur American Horror Story : Asylum
- Bienvenue à Briarcliff Manor
- Les créatures
- L'infirmier
- Scènes inédites

NOTES


Attention les bonus ne sont pas sous-titrés

TOUS LES ARTICLES SUR AMERICAN HORROR STORY - ASYLUM (SAISON 2) [BLU-RAY]


23.10.2013 | American Horror Story : Bienvenue à Briarcliff !
08.08.2013 | Séjour chez les fous pour American Horror Story

TEST DU BLU-RAY

Test rédigé le 06/01/2014 par Grégory Lazareth

Avis sur l'édition :

Nous voilà en 1964 au cœur du Manoir Briarcliff, un institut psychiatrique dirigé par l'Eglise avec à sa tête Sœur Jude. Rempli de déséquilibrés, de psychopathes et de malades, il va recevoir la visite de la journaliste Lana Winters et accueillir un homme supposé être le serial killer Bloody Face mais qui plaidera son innocence en arguant les extraterrestres d'avoir enlevé sa femme. Patients comme gardiens, tout ce petit monde ne semble pas très catholique. Mais de nos jours, un couple en voyage de noces se fait sauvagement agresser dans l'asile délabré. Le tueur serait-il resté dans ces murs ?

American Horror Story change littéralement de peau – elle devient Asylum – dans cette audacieuse deuxième saison où se côtoient hôpital psychiatrique, tueurs sanguinaires et aliens. Les thèmes abordés forment une immense palette constituée de religion, d'homosexualité, d'expériences sordides, de racisme, de possession et d'autres sujets bien plus controversés. Ryan Murphy et Brad Falchuk s'en sont encore donnés à cœur joie pour créer une intrigue bien ficelée et complètement folle bourrée de références. Ils n'ont pas oublié de soigner la bande son mais l'aspect le plus captivant se révèle dans l'esthétique avec ses jeux de lumière particulièrement réussis, tout comme les cadrages. Du côté des acteurs, nous retrouvons Jessica Lange et Evan Petters au cast principal et ce sont trois acteurs secondaires de la première saison qui endossent désormais des rôles plus importants : Lily Rabe, Sarah Paulson et Zachary Quinto. James Cromwell, Joseph Fiennes et Lizzie Brocheré font partie des "petits" nouveaux mais tous proposent un jeu extraordinaire.

Cette édition Blu-ray est une abominable hérésie pour la France. Pas de piste française (2 points de moins), pas de traduction des menus, des sous-titres français québécois et aucun sur les bonus (2 points de moins), c'est tout de même fort de café de respecter aussi peu ses clients. Pour relativiser, il faut cependant se réjouir de bénéficier d'une sortie haute définition chez nous mais ça reste dur à avaler. Ceci étant dit, l'image est sublime, la piste originale percutante et les suppléments intéressants. L'authoring est maintenant bien connu des initiés mais le packaging a perdu les artifices qui faisaient gage de sa qualité.

 

Avis sur l'image : Haut de page

Après une première saison à l'image de toute beauté, la seconde ne déçoit nullement. Toujours en 1080p, l'essence même de la série se diffuse par tous les pixels de l'écran notamment grâce à une esthétique mûrement réfléchie et un grain cinéma implantant divinement l'intrigue dans les années 60 à l'intérieur d'un asile psychiatrique des plus sombres.

La malsanité de l'édifice se reflète corps et âme dans la photographie et la mise en scène, l'image étant artificiellement modifiée selon les époques et les lieux en jouant sur le bruit, l'étalonnage, l'exposition ou encore les contrastes. Par exemple, les scènes plus contemporaines sont riches en couleurs vives et saturées rendant ainsi l'image plus gaie et moderne. A l'inverse, la majeure partie de l'histoire étant ancrée dans les années 60 et qui plus est dans un asile où se mêlent fous, expériences sordides et incarnations diaboliques, l'image est terne, les dominantes sont le noir et le blanc symbolisant à merveille le combat du Bien contre le Mal qui s'exerce intra muros. Le blanc ne l'est d'ailleurs jamais vraiment, il est sale, préférant les nuances de gris à l'image des personnages dont aucun n'est purement innocent. Les noirs sont quant à eux très appuyés et la température de couleur est froide. Les autres teintes comme le bleu, le vert et le jaune sont pâles ou sombres, désaturées, ne tranchant jamais avec ce qui les entoure. Seul le rouge, symbole du péché, de la luxure, de l'envie et de l'agressivité ressort à plusieurs reprises dans des tons très accentués et révélateurs.

Toute cette lourde atmosphère empreinte de douleur s'exprime aussi par la gestion de la lumière – et donc des ombres – qui magnifie les perspectives et confère aux lieux leur majesté. Très feutrée, elle passe uniquement par de petits luminaires ou de grandes fenêtres qui ne laissent jamais entrevoir l'extérieur. La sensation d'emprisonnement est alors bien réelle et escalade facilement la barrière de l'écran afin que l'oppression qui pèse sur Briarcliff soit ressentie par le spectateur.

La précision ne joue pas les fines bouches et s'invite en toute circonstance. Les plus fines rid(ul)es de Jessica Lange sont ainsi nettement visibles, de même que les détails des décors extérieurs mais également intérieurs : briques et saleté de chaque pièce, lignes du mobilier boisé, froideur du métal des accessoires médicaux, etc. Les merveilles d'architecture de l'institution frappent davantage lors des séquences montrant l'immensité des lieux. Que ce soit dans la hauteur – cadrée depuis le plafond d'une cellule ou le bas des escaliers centraux – ou dans la longueur – les couloirs –, la mise en scène dévoile une profondeur de champ particulièrement bien rendue par l'image haute définition.

                       

Avis sur l'audio : 1Haut de page

La piste originale en DTS-HD Master Audio 5.1 est détonante et ravira les oreilles les plus difficiles. Les voix passent très clairement dans les enceintes frontales et le mixage général expose un parfait équilibre. La maîtrise de la spatialisation passe notamment par les bruitages qui se dégagent dans toute la pièce, par tous les côtés, afin d'imprégner le spectateur de l'atmosphère morbide et inquiétante. Les conversations alentour, les bruits métalliques de portes, de frottements, les chuchotements, la pluie, l'immersion est assurée. Mention spéciale à la scène d'enlèvement par les extraterrestres du premier épisode. Brrrrr ! Les basses soulignent aussi admirablement l'ambiance et tous les sons anxiogènes associés, le dérangeant générique d'ouverture étant toujours un excellent porte-parole.

Les musiques sont également délicieusement choisies et la ritournelle de Dominique, la chanson religieuse belge de Sœur Sourire – aux Etats-Unis, numéro 1 des ventes en décembre 1963 – que l'on entend dans la salle commune dans une bonne partie des épisodes, résonne partout. Nous sommes ainsi impliqués dans l'action au même titre que les pensionnaires et la répétition maladive des paroles n'aura aucun mal à nous conduire à la folie. Un choix très judicieux !

Tout comme dans les éditions Blu-ray de Sons of Anarchy, l'absence de piste française reste une honte alors qu'elle est présente dans les coffrets DVD. Et cela pour les économies !?! De plus, les sous-titres sont en français québécois et recèlent donc quelques expressions dont seuls nos amis d'outre-Atlantique ont le secret. Pas d'inquiétude cependant, ces cas-là sont rares et faciles à comprendre. Par ailleurs, il y a tout de même des curiosités d'adaptation ainsi que des erreurs de traduction. Pour les bizarreries, nous avons par exemple l'insulte "Asshole" qui a été adaptée en "Colon" ou alors le nom du tueur Bloody Face qui aurait dû être conservé mais qui est passé en "Visage en Sang". Pour les véritables erreurs, outre une amusante contradiction au dernier épisode – facile à détecter –, nous pouvons citer le verbe "to feed" malencontreusement traduit en "manger". Restez donc bien attentifs !


Avis sur les suppléments : Haut de page

L'absence totale de sous-titres dans les suppléments devrait refroidir la majeure partie du public en plus de faire chuter la note. C'est dommage car ils ont un réel intérêt, les deux derniers sortant vraiment du lot.

BD 2 et 3 :
Scènes inédites (06:54) : Quatre scènes coupées sont présentes et l'on arrive à peu près à les replacer malgré l'absence d'indication d'épisode. Nous pouvons notamment voir une séquence précédant la torture d'une actrice déjà vue dans Nip/Tuck, mais surtout une discussion magnifiquement filmée entre Monseigneur Timothy Howard et la mère supérieure Claudia à propos des travaux du Docteur Arden. Dans l'ensemble, plutôt intéressant.

BD 3 :
L'infirmier (09:00) : Un des infirmiers de Briarcliff fait visiter les cellules de l'institution à une mystérieuse femme, le temps de retracer partiellement la vie des pensionnaires.

Tout sur American Horror Story: Asylum (21:55) : Accompagné des acteurs, le co-créateur Brad Falchuk s'exprime sur l'histoire et les inspirations de cette seconde saison mais ce sont surtout les personnages qui seront présentés un à un par le casting. Quelques membres du staff technique prendront également la parole dont le directeur photo, Michael Goi, qui a réalisé un travail incroyable.

Bienvenue au Manoir de Briarcliff (15:04) : L'aspect artistique de la série nous est montré plus en détail par le chef décorateur, la décoratrice de plateau et la chef costumière. Après les croquis, les maquettes, la réalisation et l'habillage des décors, la plupart des pièces du Manoir seront ainsi passées au crible.

Les créatures (14:49) : Les spécialistes des prothèses et des maquillages pour les effets spéciaux présentent leurs travaux : la transformation de l'actrice Naomi Grossman en Pepper, celle de Shelley, les créatures de la forêt, les jets de sang dans une scène avec Ian McShane, les ailes de l'Ange de la Mort et le masque de Bloody Face sans oublier les aliens avec leurs bras commandés. Enfin un bonus digne de ce nom.

           

Avis sur le packaging : Haut de page

Le coffret se présente sous la forme de deux boîtiers Blu-ray dont un double insérés dans un fourreau cartonné. Ce dernier a perdu ses lettres de noblesse par rapport à celui de la première saison car il n'a plus de gaufrage ni même de vernis. Heureusement, le visuel reste raccord en conservant la bande noire. Quant à l'illustration du recto, elle représente le visage d'une religieuse entièrement blanche mais dont les yeux et les larmes sont noirs. Ce symbole du Bien torturé de l'intérieur par le Mal se reflète dans le reste du packaging qui est noir, verso du fourreau comme jaquettes. Au dos, justement, nous pouvons admirer une photo de Sœur Jude au milieu des autres personnages mais également lire la présentation de la saison, son synopsis, la liste des bonus et les spécificités habituelles de l'édition. Les boîtiers sont repassés au classique bleu (ceux de la saison 1 étaient noirs) et les jaquettes proposent des illustrations bien glauques au recto alors que leur dos expose les synopsis des épisodes. La sérigraphie des disques est noire et comprend aussi une photo.

L'authoring est pratique et efficace mais cette fois exclusivement en anglais. Une compilation d'extraits dévoilant quelque peu l'intrigue défile sous les notes du générique. Toute la navigation passe par un unique menu en bas de l'écran, affichable à la demande lors de la lecture. Grâce à lui, on peut choisir l'épisode, configurer la piste sonore (alors qu'il n'y en a qu'une), les sous-titres et visionner les suppléments. Un menu de recherche est également visible afin de voir la barre de temps de la saison ou des épisodes pour aller directement au moment voulu, ou alors de visualiser les signets que l'on aurait ajoutés en cours de lecture pour marquer un passage. La sélection des épisodes fait apparaître titres, résumés et le "Season mode" qui permet de continuer la lecture au moment où l'on s'était arrêté sans devoir tout reconfigurer ou passer par le menu lors du changement de disque ou en rallumant la platine.

N.D.R. : Les captures HD n'affichent pas les menus car, contrairement aux DVD où ceux-ci sont intégrés dans l'image, ils forment ici un élément technique à part ajouté par-dessus.