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HATUFIM (PRISONNIERS DE GUERRE) - SAISON 1


Éditeur : Arte Editions
Distributeur : Sony Pictures Home Entertainment

Type : Saison
Origine : zone 2
Nombre de disque : 3 (DVD-9)
Nombre d'épisodes : 10
Durée approx. : 520 minutes
Boîtier : Coffret
Code EAN : 3453277203013

Date de sortie en France : 22 mai 2013


AUDIO


Langues : Français (Dolby Digital 2.0), Hébreu (Dolby Digital 2.0)
Sous-titres : Français

VIDÉO


Format : 1.78 - 16/9 anamorphique (compatible 4/3)
Standard : PAL
Image : Couleurs

TOUS LES ARTICLES SUR HATUFIM (PRISONNIERS DE GUERRE) - SAISON 1


18.06.2013 | [Coup de cœur de la rédaction] Hatufim
17.05.2013 | Hatufim : Un Homeland israélien ? Pas tout à fait

TEST DU DVD

Test rédigé le 25/05/2013 par Grégory Lazareth

Avis sur l'édition :

Hatufim, signifiant "enlevés" en hébreu, est la série israélienne qui a inspiré Homeland. Partant d'un postulat identique, les séries n'en sont pas moins à l'opposé dans leur déroulement comme dans leur approche. Ici, nous suivons le retour au pays de deux soldats retenus prisonniers depuis 17 ans et d'un troisième décédé durant sa détention (mais qui sera un personnage à l'écran à part entière). Ils rejoignent ainsi femmes, enfants et proches en bouleversant leur destin. Si la famille de Nimrod avait gardé espoir de son retour, la compagne d'Uri a refait sa vie avec le frère de celui-ci. Quant à Yael qui accueille le cercueil de son frère, une insondable solitude l'accable.

Sur un ton très juste et pudique, cette première saison de Hatufim se focalise sur la réinsertion de ces ex-détenus mais surtout sur la façon dont leurs familles vont vivre les évènements. Grâce également à des comédiens empreints de leurs rôles, fouillés et profonds – Adi Ezroni et Ishai Golan en tête –, la série gagne en humanité et rafle par la même occasion le cœur du spectateur. Par ce traitement et cette mise en lumière, la série se démarque diamétralement de sa consœur mais devrait s'en rapprocher par la suite.

Editée par Arte Editions, cette perle de la télévision israélienne nous arrive dans un coffret convenable sur tous les plans si ce n'est une absence manifeste de suppléments dont elle aurait pourtant bien mérité.

 

Avis sur l'image : Haut de page

L'image en 16/9e laisse transparaître une authenticité assez brute et reste tout en sobriété, loin des habitudes du téléspectateur, dopé aux séries américaines où tout est modifié en postproduction. Cette brutalité de l'image est en adéquation avec celle des images évoquant une réalité palpable à l'intérieur d'une photographie et d'une mise en scène pouvant parfois laisser croire à un pseudo-documentaire.

Mais là où le bât blesse, c'est dans la définition qui n'est pas un modèle de netteté. Les fourmillements sont légion et se remarquent davantage dans les scènes sombres, de surcroît lors des flashbacks où le bruit, même s'il est voulu, est trop poussé. De plus, la précision des contours est quelquefois difficile à percevoir, laissant apparaître un peu d'aliasing (effet d'escalier) lors de tranchage net de couleurs (rouge et noir par exemple).

Malgré tout, les contrastes ne se tirent pas trop mal de la bataille, que ce soit dans des passages très clairs et vifs plombés par le soleil ou des scènes nocturnes éclairées par une pointe de lune. La palette de couleurs est variée mais laisse le soin aux vêtements de lui apporter plus de vie pour contrecarrer la tristesse du climat de certaines séquences.

                       

Avis sur l'audio : 1Haut de page

Toutes deux déclinées en Dolby Digital 2.0, les pistes audio hébraïque et française sont sensiblement identiques, si l'on excepte le placement des voix plus en avant dans notre langue. Cela a pour effet, et spécialement dans cette série, de fissurer quelque peu la façade qui se veut authentique en donnant un son un brin bricolé avec une ambiance originale plus atténuée. Ce point mis à part, les bandes sont tout à fait correctes et claires mais l'on regrette néanmoins le simple stéréo.

Il n'y a pas de secret, regarder la série en hébreu participe pleinement à l'immersion et est indispensable pour se placer dans le bon contexte aussi bien social que politique. Cette langue que l'on entend que trop rarement possède un certain pouvoir et emmène le spectateur loin de chez lui en modifiant radicalement l'atmosphère et sa façon d'appréhender les personnages et les évènements. Toutefois, si vous optez malgré tout pour le français, le doublage est plutôt bien réalisé grâce à des comédiens tout à fait crédibles avec des voix correspondant à leurs rôles. Son adaptation, à l'instar de celle des sous-titres, a été soignée en conservant par exemple les termes crus mais les références culturelles sont parfois traduites et modifiées de manière surprenante.

Nous noterons par ailleurs une légère désynchronisation des paroles françaises par rapport aux lèvres de la journaliste qui passe à la télévision dans le premier épisode aux alentours de 42:30.

Des sous-titres français pour sourds et malentendants sont également disponibles.

   

Avis sur les suppléments : Haut de page

Les suppléments ont certainement dû rester dans les cellules de l'ennemi.


Avis sur le packaging : Haut de page

Le packaging se présente sous forme d'un digipack à trois volets inséré dans un fourreau cartonné. La série narrant l'histoire de prisonniers, c'est tout naturellement qu'un gris à effet béton a été utilisé afin d'habiller la majorité du packaging et ainsi contribuer à l'impression d'enfermement. Surtout que l'illustration principale est une porte ouverte sur une cellule où les trois hommes ex-captifs "retrouvent" leurs femme/compagne/sœur et se reflètent dans un miroir, véritable métaphore de leur nouvelle condition. Le dos se révèle plus brouillon en exposant d'une façon trop compartimentée les vignettes, spécificités, staff et synopsis de la série, sans oublier une citation journalistique à caractère publicitaire rappelant le lien avec Homeland.

Le digipack peut susciter un certain malaise mais illustre parfaitement la profondeur du show. Toujours sous fond bétonné, les trois volets montrent une photo des prisonniers cadrée au-dessus de la ceinture : Nimrod et Uri, au sourire sans espoir et au regard vide mais surtout complètement nus avec toutes leurs cicatrices, et également Amiel, décédé en captivité, habillé avec une mine plus souriante et apaisée. A l'intérieur, seul le fond béton est présent excepté sur les parties des tranches (les pliures) ce qui donne regrettablement un aspect bâclé. Quant à la sérigraphie des disques, c'est une belle réussite grâce à la photo d'une femme sur chacun des supports.

A l'insertion des DVD, nous sommes traînés dans les tréfonds des cellules de détention à l'aide d'un passage du générique d'ouverture, faisant office de présentation, qui a le mérite d'installer immédiatement l'ambiance lourde et glaciale. Le thème musical délivre ses notes et reste ensuite audible dans le menu principal. Ce dernier nous présente, au moyen d'un arrière-plan de mur de prison, un fondu animé composé des visages des personnages. Sur la gauche, la liste des épisodes est affichée, malheureusement sans les titres, ainsi qu'un lien permettant d'accéder au sous-menu des versions pour sélectionner la langue et les sous-titres. Celui-ci est dénué de musique et contient une image fixe identique pour chacune des galettes.