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Alcatraz - Intégrale

ALCATRAZ - INTéGRALE [BLU-RAY]


Éditeur : Warner Bros
Distributeur : Warner Home Video France

Type : Saison
Origine : zone B
Nombre de disque : 2 (BD-50)
Nombre d'épisodes : 13
Durée approx. : 546 minutes
Boîtier : Blu-ray Disc
Code EAN : 5051889275015

Date de sortie en France : 03 avril 2013


AUDIO


Langues : Anglais (DTS-HD 5.1), Espagnol (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 2.0)
Sous-titres : Anglais, Anglais (mal entendants), Espagnol, Français

VIDÉO


Format : 1.77 - 16/9 natif
Standard : PAL
Image : Couleurs

SUPPLÉMENTS


- Bêtisier
- Scènes coupées
- Documentaire sur la prison d'Alcatraz

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02.04.2013 | Evadez-vous vers Alcatraz

TEST DU BLU-RAY

Test rédigé le 11/04/2013 par Grégory Lazareth

Avis sur l'édition :

Le 21 mars 1963, la prison d'Alcatraz ferme officiellement ses portes après avoir transféré tous les détenus sur le continent. Seulement, ce n'est pas ce qui s'est réellement passé. En vérité, deux gardiens arrivant sur l'île l'ont découverte déserte : aucun prisonnier ni gardien n'est présent, comme s'ils s'étaient tous volatilisés. De nos jours, une agence secrète menée par Emerson Hauser est chargée de retrouver ces 302 disparus qui reviennent petit à petit en circulation, mais sans avoir vieilli. L'inspecteur Rebecca Madsen ainsi qu'un écrivain spécialiste d'Alcatraz et dessinateur de comics rejoignent les rangs afin de découvrir les mystères de ce phénomène.

Constituée comme un formula show dont chaque épisode est centré sur un prisonnier ou gardien dont on revoit le passé, la série a accusé des audiences rapidement en berne. Lost avait peut-être déjà trop porté sa marque sur le public, le système de flashbacks mélangé au scénario des 4400 ne faisait sans doute pas un pitch assez original, surtout tourné de façon aussi linéaire et sans fil rouge véritablement palpitant. Heureusement, après Undercovers et Alcatraz qui n'auront pas connu de seconde saison, J.J. Abrams renoue avec le succès grâce à Person of Interest.

Techniquement, ce coffret Blu-ray a de quoi parader pectoraux en avant grâce à une image détaillée et une piste originale haute définition d'une richesse extraordinaire. A contrario, la version française pèche par son mixage stéréo et l'authoring standardisé et non localisé de Warner commence à énerver.

N.D.R. : Les captures HD n'affichent pas les menus et les textes car, contrairement aux DVD où ceux-ci sont intégrés dans l’image, ils forment ici un élément technique à part ajouté par-dessus l’image. A noter également la présence d’une petite barre noire horizontale en haut des images, constituant un léger bug des captures et non des disques.

 

Avis sur l'image : Haut de page

Ouhlala ! C'est la première chose que l'on se dit après avoir ouvert le boîtier. Seulement 2 disques !... Difficile de ne pas grimacer en réalisant le bourrage théorique qui a dû être fait afin d'arriver à rentrer 7 épisodes par DVD, soient 5h de programme + 3 pistes son + bonus. Mais l'on oublie souvent qu'un Blu-ray possède une grande capacité et peut donc se sortir sans problème apparent de ce soi-disant mauvais pas. Ouf !

La photographie de la série a été traitée différemment suivant l'époque. Tout d'abord, celle du temps présent est plutôt commune, dotée de belles couleurs chaudes et d'un éclairage lumineux qui donnent de la vie aux lieux exploités, et ce même à l'intérieur de la prison. La luminosité n'en fait pas trop afin de garder une image qui soit la plus naturelle possible. Les scènes de flashbacks, magistralement introduites par la fermeture d'une grille de cellule, ont bénéficié d'un travail en postproduction plus caractéristique afin, entre autre, que le téléspectateur ne soit pas perdu et devine au premier coup d'œil l'époque où l'action se situe. Dans les années 60, contemporaines à Alcatraz, la palette de couleurs est beaucoup plus froide, plus aseptisée, plus sombre – logique me direz-vous dans une prison – mais surtout est dominée par un bleu très poussé qui tire même vers le gris et donne un aspect bien désuet à l'image. L'éclairage y est très soigné pour révéler le meilleur des décors, des personnages et de l'atmosphère, leur attribuant ainsi une allure classieuse. Un peu de grain a également été ajouté afin d'accentuer ces effets qui fonctionnent à la perfection.

Tournée en HD numérique à l'aide d'une caméra Arri Alexa, l'image révèle une belle précision qui nous offre de splendides plans extérieurs tels que ceux de l'île d'Alcatraz ou intérieurs comme le bar de Ray. La sensation de profondeur est réelle et excelle dans les couloirs de la prison. Même si l'ensemble est propre, certains passages grippent un peu la machine, notamment dans les années 60 et dans les couleurs sombres où la précision a parfois tendance à partir en cellule d'isolement, quand ce n'est pas un grain trop exagéré qui a été ajouté à l'image. Mais peu importe, tout le reste contrebalance allègrement ces quelques ratés, choix ou non du réalisateur.

Les traits des personnages et les fibres des vêtements sont nets. Les visages sont parsemés de pores, poils et grains de beauté que l'on remarque aisément même en dehors des gros plans. Les décors, accessoires et l'architecture sont dotés de lignes fines et mis à part quelques exceptions, les couleurs sont solides et ne bavent pas. La lumière, très travaillée, rend un bel hommage à Alcatraz et magnifie la plupart des lieux, aussi horribles fussent-ils été, à l'instar de la prison secrète de Hauser et son blanc immaculé. Quant aux contrastes, ils bénéficient d'un excellent ratio permettant de conserver en toute circonstance la précision des couleurs ainsi que celle de la définition. C'est d'autant plus flagrant dans les passages en 1960 car les dominantes bleue et noire ne pouvaient se permettre l'affront d'un contraste trop réduit pour garder leur impact et leur esthétique si particulière.


                       

Avis sur l'audio : 1Haut de page

Les pistes sonores ne sont pas du tout logées à la même enseigne. Venant tout droit de l'édition américaine (les disques sont en réalité identiques à tous points de vue), elles sont composées d'une version originale DTS-HD Master Audio 5.1 ainsi que de pauvres formats Dolby Digital 2.0 pour les langues française et espagnole.

La piste originale se révèle riche, ample et pleine de relief qui inspire une sensation de totale liberté. On se retrouve littéralement happé dès les premières notes par l'atmosphère sonore entre les cinq enceintes qui délivrent un son d'une maîtrise incroyable quand à sa spatialisation et l'équilibre qui s'en dégage. Tout est bien dosé et permet clairement de s'immerger au plus profond d'Alcatraz, car à l'intérieur de la prison, l'on entend très clairement les cris des mouettes stationnées sur l'île, l'agonie sourde et métallique des grilles des cellules qui s'ouvrent et se ferment, les discussions des autres occupants, mais également toute une foule d'autres bruits environnants alors que l'on ne voit rien de tout cela à l'écran. L'atmosphère est présente, l'ambiance est installée et se ressent tout autour de nous, et pourtant la caméra cadre simplement un prisonnier dans sa cellule exiguë. Cet exemple parmi tant d'autres démontre le soin apporté au son qui vous réservera de très beaux moments comme les passages du métro, les fusillades, les scènes en pleine rue parmi la foule et les voitures mais également le tonnerre de l'épisode 8 que l'on croirait vraiment installé dans son salon. Les fabuleuses musiques de Michael Giacchino, dont on pourrait citer le travail sur Lost et Fringe, ajoutent une belle utilisation des basses qui renforce l'intensité et la poigne du récit.
 
En revanche, seulement en stéréo, la piste française est aux antipodes techniques de sa consœur anglaise. Elle est évidemment bonne pour du 2.0 mais l'attente sur un support haute définition est tout autre. Le mixage est clair et restitue bien la ribambelle de sons que l'on a citée ci-dessus. Cependant, quand tout cet amas vient seulement de devant, il est difficile de délier et de discerner ses composantes ce qui entraîne une ambiance beaucoup moins prégnante, en plus d'empêcher l'immersion. Dénuée de vie et d'une platitude à faire pâlir les raies, cette piste française est à réserver aux avertis qui ne jurent que par la langue de Molière.

Côté doublage français, les comédiens sont agréables et correspondent à leur rôle. On retrouve d'ailleurs, pour notre grand plaisir, Jérôme Pauwels aux manettes de Jorge Garcia. L'adaptation a été bien réalisée, que ce soit en sous-titrage comme dans le doublage. Les traits d'humour de Soto ainsi que les références geeks sont conservés dans les deux cas. A noter une hérésie dans les sous-titres, pour tout fan de supports HD, écrivant "Blu-ray" dans l'épisode 8, "Blue ray".

Il existe également des sous-titres anglais pour sourds et malentendants, espagnols, néerlandais, coréens, norvégiens et suédois.


Avis sur les suppléments : Haut de page

Le contenu des suppléments est relativement maigre et aurait gagné du galon avec un documentaire sur Alcatraz un peu plus développé ou l'ajout d'un making-of.

BD 1 et 2 :
Scènes coupées (15:59) : Ce sont 10 scènes coupées qui sont présentées pour les épisodes 1, 2, 3, 4, 7 et 8. De quoi en apprendre plus sur les personnages principaux et les prisonniers car elles révèlent certaines choses intéressantes.
 
BD 2 :
Alcatraz : île de l'intrigue (10:51) : Cet intriguant documentaire retrace assez brièvement une partie de l'histoire de la prison d'Alcatraz mais surtout les règles de vie des prisonniers qui avaient, contrairement à ce que l'on pourrait penser, beaucoup plus de libertés qu'ailleurs alors qu'ils faisaient partie des criminels les plus dangereux. On apprend également l'origine de l'idée de la série ainsi que de celles des intrigues prises çà et là et transposées ensuite sur Alcatraz. Enfin, même si une partie du tournage a eu lieu sur l'île, l'intérieur de la prison a été recréé intégralement en décors en collant au maximum à la réalité ne serait-ce que dans l'exactitude des dimensions des cellules ou même des fenêtres.

Bêtisier (03:05) : Grimaces, tirages de langue, jurons, ratés, fous rires, du bêtisier comme on aime.

       

Avis sur le packaging : Haut de page

Le packaging de cette édition se compose d'un boîtier Blu-ray classique inséré dans un fourreau en carton épais. Ce dernier propose sur sa face avant une illustration promotionnelle présentant sur des plans différents les trois personnages principaux sur l'île d'Alcatraz, le tout dans des tons gris-bleu tirant sur le bleu de Prusse propre à la série lors des flashbacks. Au dos, nous retrouvons des vignettes tirées des épisodes, les spécificités, la liste des bonus ainsi que le synopsis derrière lequel se dresse la célèbre prison.

Le boîtier reprend le même verso mais innove quelque peu son recto par une autre photo du trio dans les mêmes teintes. Quant à la jaquette intérieure, elle annonce façon archives le contenu des disques (titre des épisodes, crédits et bonus) avec quelques photos épinglées aux vieux dossiers. Les DVD, dont la sérigraphie est localisée, sont chacun fixés sur un côté du boîtier et présentent des photos de prisonniers dans un style graphique en deux couleurs.

Warner était déjà minimaliste dans l'authoring de ses éditions de séries mais depuis celles de Falling Sky, nous essayons de trouver un mot encore plus rabaissant que celui-ci, en vain. Après un temps de chargement plutôt supérieur à l'habitude, une simple illustration fixe s'affiche en fond – celle du fourreau – pendant que le thème d'ouverture résonne en boucle. En bas de l'écran, un menu bleu sans effort graphique se développe sur trois étages selon les choix classiques : les épisodes (qui se lancent ensuite consécutivement), les pistes audio, les sous-titres et les suppléments. L'avantage est qu'il présente tout le contenu de l'édition et demande le changement de galette si ce que l'on veut lancer se trouve sur l'autre disque. De plus, les scènes coupées, symbolisées par des ciseaux, sont accessibles depuis les bonus ou directement depuis la liste des épisodes. Mais le majeur inconvénient de cet authoring est sa non-localisation française : tout y est écrit en anglais. Alors certes, les épisodes s'intitulant par le nom des personnes disparues, il ne reste plus grand-chose à traduire ici, mais sur le principe, cela reste de l'irrespect pour le consommateur non anglais, d'autant plus que toutes les zones devraient désormais bénéficier de ce système standardisé à l'extrême par Warner. Grâce à lui, l'interface graphique de navigation de n'importe quelle édition de n'importe quelle série peut être réalisée en 15 minutes par un stagiaire : une photo, un thème musical (et encore), une liste importée des titres originaux des épisodes et c'est terminé. La crise ne justifie pas tout. Heureusement que les éditions de Game of Thrones n'ont été que distribuées par Warner et non éditées.

A noter qu'après reprise de la lecture, le menu nous propose de continuer à l'endroit où l'on s'était arrêté mais ne conserve pas en mémoire les pistes audio et de sous-titres sélectionnées précédemment. De plus, le packaging annonce un format DTS Digital Surround 2.0 pour les pistes française et espagnole alors que l'on a seulement du Dolby Digital 2.0. Ça aurait été un poil mieux mais un tout petit poil.

N.D.R. (Rappel) : Les captures HD n'affichent pas les menus et les textes car, contrairement aux DVD où ceux-ci sont intégrés dans l’image, ils forment ici un élément technique à part ajouté par-dessus l’image.