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METAL HURLANT CHRONICLES - SAISON 1 [BLU-RAY]


Éditeur : Condor Entertainment
Distributeur : Seven7

Type : Saison
Origine : zone B
Nombre de disque : 2 (BD-50)
Nombre d'épisodes : 6
Durée approx. : 182 minutes
Boîtier : Blu-ray Disc
Code EAN : 3512391579876

Date de sortie en France : 02 novembre 2012


AUDIO


Langues : Anglais (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 5.1)
Sous-titres : Français

VIDÉO


Format : 1.77 - 16/9 natif
Standard : PAL
Image : Couleurs

SUPPLÉMENTS


- Interviews de Scott Adkins, Darren Shalavi, Matt Mullins, Guillaume Lubrano
- Making of
- Special Comic-con

TOUS LES ARTICLES SUR METAL HURLANT CHRONICLES - SAISON 1 [BLU-RAY]


02.11.2012 | Hurlons pour Metal Hurlant Chronicles !

TEST DU BLU-RAY

Test rédigé le 05/09/2014 par Grégory Lazareth

Avis sur l'édition :

Le Métal Hurlant est une comète provenant d'une planète détruite par la folie de ses habitants. Elle voyage inlassablement à travers l'espace et le temps, changeant radicalement le destin de ceux qui la croisent. Celle-ci sera l'unique lien entre les intrigues, toutes indépendantes, nous transportant d'un tournoi pour un trône à un huis-clos suite à une attaque nucléaire, d'un assassinat en plein hiver par un élu téléporté à la rencontre des Tortues Sapiens dans une lointaine galaxie.

Métal Hurlant est une revue française de bande dessinée publiée aux Humanoïdes Associés – co-fondée par Moebius – à partir de janvier 1975 dans laquelle de nombreux auteurs ont exercé leur art dans des histoires courtes basées sur la science-fiction. Après avoir acheté les droits, les américains créèrent Heavy Metal et y publièrent leurs propres dessinateurs. En 1981, un film d'animation devenu aujourd'hui un incontournable voit le jour, réalisé par le canadien Gerald Potterton. L'avantage majeur de ce type de série anthologique est de pouvoir mélanger les époques, les genres et les styles, du pain béni pour multiplier les auteurs afin que chacun apporte sa pierre d'imagination à l'édifice. Aussi trash que sexy, aussi pessimistes que dérangeantes, les histoires de Métal Hurlant surprennent, séduisent et ont été source d'inspiration de plusieurs œuvres cultes du cinéma dont le géantissime Blade Runner.

C'était un pari très osé de la part du français Guillaume Lubrano de porter à l'écran ce pan de culture intouchable, surtout dans notre pays où les fictions se limitent aux comédies et dramas policiers. Ce sont les américains qui investirent tout d'abord dans Metal Hurlant Chronicles en commandant deux saisons de six épisodes de 26 minutes avant que la France ne se laisse convaincre. Des acteurs étrangers bien connus des fans de films et séries rejoignent le projet comme Scott Adkins, Joe Flanigan, James Marsters, Michelle Ryan, Kelly Brook, Rutger Hauer, mais également français à l'instar de Dominique Pinon, David Belle ou Grégory Basso. Malgré un certain manque de moyens visible à l'image, la première saison du programme se tient plutôt bien et reste fidèle à l'esprit du matériel d'origine. Du beau travail dont on ne peut qu'encourager l'audace.

Cette première salve de scénarios adaptés est éditée dans un coffret Blu-ray qui n'est pas encore au sommet de sa maturité. L'image, bonne au demeurant, souffre parfois d'un peu de bruit et la piste anglaise n'est qu'au format 2.0 alors qu'il s'agit de la langue dans laquelle fut tournée la série. Le mixage français en 5.1 est donc plus abouti et packaging comme authoring sont esthétiques. Même si les suppléments sont dans l'ensemble dignes d'intérêt, on regrettera une diversité pas assez poussée. Espérons que l'édition de la deuxième saison corrige les erreurs de son aînée.

 

Avis sur l'image : Haut de page

La qualité d'image est une excellente surprise dès le premier épisode. On est rapidement conquis par le soin apporté à la photographie qui change au fil des histoires, passant de couleurs chaudes et exposées dans King's Crown à une froideur soutenue dans Master of Destiny, en passant par un rouge angoissant tout au long de Red Light. Cette attention particulière était nécessaire afin d'installer rapidement un ton et une ambiance propres à chacune des courtes intrigues, et le résultat convainc aisément. La précision est de mise la plupart du temps, du moins sur les décors réels – ceux en CGI laissant généralement un voile flou –, permettant de discerner autant la texture de la peau que celle des éléments inertes. Néanmoins, il arrive que du bruit apparaisse dans les arrière-plans faiblement éclairés qui se mettent alors à fourmiller plus ou moins intensément. C'est le cas par exemple au début de Shelter Me dans l'abri atomique, mais l'intérieur de la navette de Three On A Match ne s'en sort guère mieux malgré des contrastes convenables.

Du côté des effets spéciaux, le très bon côtoie le mauvais. Si les gros vaisseaux spatiaux, la téléportation de Joshua dans Pledge of Anya ou encore le château volant de King's Crown sont soignés, la scène finale de ce dernier est digne d'une série Z. Les monstres pulvérisés dans Master of Destiny, la neige ainsi que certains arrière-plans créés de toute pièce sont trop brouillon autant dans leur réalisation que leur incrustation pour ne pas faire tiquer le spectateur. On leur pardonnera cependant cette maladresse face au budget très serré mais la pilule est toujours délicate à faire passer quand la haute définition accentue les défauts esthétiques.

                       

Avis sur l'audio : 1Haut de page

Malgré une équipe majoritairement française, Metal Hurlant Chronicles a été tournée en anglais afin notamment d'accroître son rayonnement et son casting. Mais bizarrement, c'est la piste française qui est la mieux lotie avec un format DTS-HD Master Audio 5.1 contre un 2.0 pour l'anglaise.

Doté de puissantes basses idéales pour une série de science-fiction, le mixage français se révèle efficace et d'une excellente clarté. Sa profondeur et son ampleur conduisent le spectateur à bien s'imprégner des ambiances : l'étendue de l'univers tout autour comme l'anxiété de l'enfermement pendant les épisodes en huis-clos. La spatialisation est soignée et sera très appréciée lors des phases d'action, qu'elles se situent sur la terre ferme entre deux hommes armés ou dans l'espace incluant des vaisseaux.

Seulement en 2.0, la piste anglaise – et donc originale – est également très claire de par son format HD mais manque de punch, comme si on l'avait coupée dans son élan. Les différents sons n'ont ainsi pas le même impact qu'avec la bande française et l'ensemble parait bien plus fade malgré un équilibre certain.

Pour la technique pure, le choix est donc clairement en faveur de la piste française, mais les sous-titres étant fidèles et les voix originales des comédiens anglophones bien plus savoureuses que le doublage, il ne sera alors pas aisé de décider.


Avis sur les suppléments : Haut de page

Outre la présence d'un bonus non sous-titré et une qualité visuelle douteuse – allant jusqu'à la SD –, il est dommage qu'ils soient surtout centrés sur King's Crown car nous aurions aimé des interviews d'autres comédiens tels que Joe Flanigan, notre Dominique Pinon national ou pourquoi pas Grégory Basso ! Fort heureusement, les questions sont intelligentes et les réponses tout aussi intéressantes.

BD 2 :
4 interviews (35:26) : Sur le plateau de King's Crown, nous assistons aux interviews de trois acteurs de ce premier épisode : Scott Adkins (10:17), Darren Shahlavi (04:03) et Matt Mullins (07:11). Après leur avoir demandé si chacun connaissait le magazine avant la proposition d'intégrer la distribution de la série, le journaliste évoque divers sujets dont le tournage, les personnages, la caméra Phantom, le jeu d'acteur, leur métier, les chorégraphies des combats ou encore la carrière et l'entente entre ces trois gros bras. Dans la quatrième interview, c'est le réalisateur Guillaume Lubrano (13:55) qui passe sur le grill pour parler notamment de la genèse du projet, de sa réalisation et du souhait de fidélité maximale des épisodes par rapport aux planches de la bande dessinée mais également de la diffusion de la série dans le monde et en France.

3 making-of (51:06) : Le making-of de King's Crown (23:44) est le maillon dur du trio. On nous présente entre autres les conditions de tournage, le chorégraphe des duels qui avait déjà travaillé avec les acteurs de l'épisode, et l'on rit en voyant les figurants. Quelques cascades sont également montrées et la problématique des effets spéciaux est exposée. Les deux autres making-of, respectivement de Shelter Me (08:55) et Three On A Match (18:27), ont plus tendance à endormir car on ne fait qu'assister au tournage sans que personne ne s'adresse à la caméra. On a néanmoins le loisir de voir la réalisation des maquillages, les prises de scènes clés ainsi que la conception de certains décors, cascades et FX.

"Metal Hurlant" au Comic Con San Diego (25:50) : En juillet 2012, lors du Comic Con de San Diego, Guillaume Lubrano et plusieurs de ses acolytes donnaient une conférence : les acteurs James Marsters, Michael Jai White, Darren Shahlavi, le chorégraphe Larnell Stovall, le compositeur Jesper Kyd et Bruno Lecigne, directeur éditorial des Humanoïdes Associés. Ce fut l'occasion pour eux de présenter la série au public, de revenir sur ses origines et d'en montrer quelques images. Les questions défilent et c'est toujours plaisant d'en savoir davantage sur les acteurs et leurs expériences. En revanche, ce supplément n'est pas sous-titré, une honte pour une série française !

Bonus caché : scène coupée de King's Crown (04:03) : Pour y accéder, presser simplement les touches gauche, haut, bas et bas sur le menu. La seule chose que nous pouvons dire, c'est que le réalisateur s'est vraiment fait plaisir de façon totalement gratuite... et au moins tous les mâles n'attendent que la suite.

                   

Avis sur le packaging : Haut de page

Le coffret au format Blu-ray est composé de deux boîtiers bleus insérés dans un fourreau cartonné. Ce dernier affiche à l'avant un visuel présentant Scarr et un Colon juchés sur un monticule de carcasses humaines, robotiques et d'autres créatures, une ville volante en arrière-plan. Au dos, le montage est moins classieux, plaçant six personnages au milieu d'autres éléments de la série tels que vaisseaux, astéroïdes, une planète et évidemment le Métal Hurlant. Nous retrouvons également la présentation de la série, son synopsis, la liste du casting de guests, celle des bonus et enfin les spécificités techniques.

Les deux boîtiers ont un style graphique bien axé science-fiction, exposant au recto une jeune femme fortement armée, pataugeant dans une étendue d'eau jusqu'au-dessus des genoux. Le paysage est identique entre les deux jaquettes, seul le thème change : fantasy et futuriste. En effet, sur la première, la guerrière est dotée d'épées et entourée par des piques arborant des crânes, alors que sur la seconde, elle a sorti son gros calibre, des restes mécaniques dépassant de l'eau. Au dos des boîtiers, le contenu des disques est indiqué au moyen de la liste des bonus et des synopsis des épisodes, illustrés également par une vignette. A l'intérieur, les jaquettes sont blanches et la sérigraphie sobre, exhibant une texture métallique très sombre et des rivets tout autour du cercle faisant penser à une pièce de la coque d'un vaisseau.

L'authoring est plutôt soigné et débute par un compte à rebours avant de simuler un écran comme dans un cockpit avec divers schémas et inscriptions qui s'enchaînent au fil du temps dont par exemple une alerte collision. Tous les bruitages qui vont avec rajoutent à l'ambiance. En bas à droite, des menus se déroulent afin de choisir l'épisode (avec le titre anglais et une vignette), de tous les voir d'affilée, de sélectionner la langue voulue ou les bonus.

N.D.R. : Les captures HD n'affichent pas les menus car, contrairement aux DVD où ceux-ci sont intégrés dans l'image, ils forment ici un élément technique à part ajouté par-dessus.