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INNOCENT VENUS - INTéGRALE GOLD


Éditeur : WE Productions
Distributeur : IDP

Type : Saison
Collection : Gold
Origine : zone 2
Nombre de disque : 3 (DVD-9)
Nombre d'épisodes : 12
Durée approx. : 288 minutes
Boîtier : Digipack
Code EAN : 5050582907681

Date de sortie en France : 09 février 2012


AUDIO


Langues : Français (Dolby Digital 2.0), Japonais (Dolby Digital 2.0)
Sous-titres : Français

VIDÉO


Format : 1.77 - 16/9 (compatible 4/3)
Standard : PAL
Image : Couleurs


TEST DU DVD

Test rédigé le 24/04/2012 par Grégory Lazareth

Avis sur l'édition :

En 2035, le monde a changé. Après de gigantesques ouragans, deux tiers de l'humanité ont été décimé et la carte politique s'en est retrouvée redessinée. Le Japon en plein clivage social est désormais gouverné par les Logos pendant que les plus pauvres, les Revinus, sont contenus hors de la ville. Chargée de lutter contre les résistants au régime, la Phantom utilise des robots hautement technologiques. Parmi tout cela, deux hommes répondant au nom de Jô et Jin essaient tant bien que mal de protéger Sana, une jeune fille au centre de l'attention de l'organisation.

Pourtant démarrant d'un postulat intéressant et dotée d'un design attrayant, Innocent Venus est une série sans prétention qui s'avère finalement trop classique mais qui comporte un bon capital sympathie grâce notamment à une trame principale révélée au compte-gouttes et d'excellentes scènes d'action menées tambour battant.

Le coffret suit la ligne éditoriale de la collection Gold en bénéficiant d'un packaging esthétique. La qualité de son image est quasiment irréprochable et sa bande son originale ainsi que son sous-titrage français peuvent se targuer du même qualificatif. Les points noirs viennent essentiellement de son doublage français s'offrant de curieuses libertés mais également de son authoring simpliste pourvu de quelques erreurs de navigation.

 

Avis sur l'image : Haut de page

Innocent Venus peut se permettre de gonfler le torse car elle bénéficie d'un master propre aux contours nets dont le rendu à l'image en 16/9e est véritablement très beau. La palette de couleurs en impose par sa largeur, aussi bien dans les épisodes ensoleillés le long de la mer que dans les plus sombres – dans tous les sens du terme – à l'intérieur de bâtiments ou de forêts au beau milieu de la nuit. Tous ces tons sont appuyés par un ratio de contraste d’une vaste largesse et la luminosité équilibrée donne la touche finale à ce tableau accrocheur et confortable visuellement. Les incrustations 3D en cel-shading des robots, dont surtout celles des Gladiators, sont très bien réalisées la majorité du temps et ne jurent pas avec le reste de l'image, même dans les scènes de combat soutenues.

Nous noterons cependant quelques défauts inhérents à ce type de programme mais qui restent quasiment invisibles tels que des fourmillements perceptibles dans les zones sombres, du chroma noise (bruit dans les surfaces de couleurs uniformes) ou encore un soupçon de postérisation (discontinuités entre les couleurs d'un dégradé sautant de tons trop brusquement). De plus, l'animation manque un peu de fluidité lors des séquences de travelling mais s'en sort avec les honneurs pendant l'action pourtant souvent d'une rapidité exemplaire.

Les eyecatches n'existant pas dans la série, les jikai (annonces de l'épisode suivant) sont tout de même présents.

                       

Avis sur l'audio : 1Haut de page

Toutes deux en Dolby Digital 2.0, les pistes sonores japonaise et française sont techniquement agréables à l'oreille et d'une excellente clarté mais diffèrent par leur équilibrage. En effet, la bande son française place les voix un peu plus en avant que son homologue originale et ce léger retrait de la musique et des effets sonores lui confèrent moins de punch.

Place au sous-titrage français dont l'adaptation est fidèle, compréhensible et très bien menée. Cependant, typographiquement parlant, les règles doivent être revues car la totalité des points d'exclamation, d'interrogation et des deux-points ne sont jamais précédés d'une espace (ndr : et j'ai bien dit "une"). Les Studios de Saint Maur étant bel et bien français, il est curieux de tomber sur cette typographie utilisée entre autre par les anglais. De plus, les fautes d'orthographe sont quasiment inexistantes à l'exception de deux qui font brûler les yeux car ce sont des mots relativement souvent usités : l'utilisation des impératifs "Dites" et "Faites" avec un accent circonflexe sur le "i" ("Dîtes" est la forme du passé simple de l'indicatif pour la deuxième personne du pluriel et le faîte désigne la partie haute d'un bâtiment). Autre faute récurrente, l'abréviation "km" des kilomètres est toujours notée "kms". Pour finir, deux répliques n'ont pas été sous-titrées lors de l'épisode 2 à 03:29.

Le doublage français, même s'il se tient pour celui ne connaissant pas la version originale, possède de nombreux défauts à commencer par des voix et des jeux caricaturaux en ce qui concerne les bad guys de la Phantom. Pour les autres, l'interprétation s'avère plutôt réussie, les comédiens sachant faire ressortir le caractère et les émotions des personnages.

Ceci mis de côté, c'est l'aspect très libertaire de l'adaptation qui choque. Outre tous les termes en langues étrangères qui ont été francisés à l'image des "Revenus" pour les "Revinus" ou des "Freedom States" pour les "Pays Libres" – quand des mots sont dans une autre langue que l'originale, l'usage voudrait à juste titre qu'on les conserve ainsi –, les dialogues sont parfois bien éloignés de ce qui est réellement dit, et ce, pour des raisons incompréhensibles.

Nous pouvons citer par exemple lors de l'épisode 10 où Hijin dit en sous-titrage :
    - "Néanmoins, garde bien ça en tête. Achève toujours un ennemi qui te demande grâce, d'accord ?",
alors que la version française annonce :
    - "De toute façon, quelles que soient vos raisons, je m'en moque. Mais faites attention à une chose :
    ne mettez pas notre organisation en danger. C'est bien compris ?".
Deuxième exemple dans le troisième épisode lors d'un dialogue entre Sana et Toraji. Quand on peut lire :
    - "Si vous me faites des trucs bizarres, je hurle !"
    - "Désolé, mais je n'ai pas ce genre de penchant.",
la version française édulcore par :
    - "Je vous préviens. Si vous approchez encore je vais crier."
    - "Qu'est-ce qui te fait croire que j'ai envie de te faire du mal ?".

Et c'est comme cela bien trop souvent, alors même si ça n'arrive pas à la cheville des délires verbaux des doubleurs français d'Hokuto No Ken de l'époque Dorothée, il est dérangeant de ne pas respecter les propos de l'œuvre, surtout sans l'ombre d'une raison qui soit légitime.

La compréhension de la toile principale n'en ai pas pour autant mauvaise hormis pour quelques erreurs comme celle dans l'épisode 11 où Jin à 07:26 parle de la "4e génération" alors qu'il s'agit en fait de la troisième comme énoncé dans les sous-titres, ou encore lorsque l'on nomme Nakahira en l'appelant "Nakahata" dans l'épisode 7 à 12:17. De plus, Hijin dit deux fois qu'elle n'aime pas qu'on l'appelle Oryô (épisode 3), et pourtant, par la suite et uniquement en version française, elle va être appelée ainsi par Toraji sans rebondir. Enfin, l'organisation Phantom est appelée logiquement "la" Phantom en sous-titres mais la version française parle toujours "des" Phantom. Cela peut porter à confusion (avec les fantômes) quand on ne le voit pas écrit, même si le principe qu'il s'agisse d'une organisation est expliqué dans l'introduction du premier épisode.

Pour terminer, les crédits des génériques étant traduits directement dans l'image (overlays), ils gênent les sous-titres des chansons qui auraient pu être placés de façon plus pratique. A noter la bonne idée de sous-titrer les génériques d'ouverture et de fin en français et en japonais de façon alternée.


 

Avis sur les suppléments : Haut de page

Sur chaque disque sont reprises les bandes annonces d'Innocent Venus, Moonlight Mile, Windy Tales et Himawari.

 

Avis sur le packaging : Haut de page

Les "Editions Gold" distribuées par IDP font partie d'une collection, et, par conséquent, garantissent un design et un traitement homogène sur l'intégralité des titres de celle-ci, faisant partie du catalogue d'autres éditeurs du marché ou de celui d'IDP. Comme à l'habitude de ce dernier, nous bénéficions d'un packaging superbe sous forme d'un fourreau en carton bien épais et d'un digipack. Le premier, dans les tons noirs et rouges, comporte une illustration des personnages principaux au centre du symbolique "X" ainsi que le logo de la série légèrement mis en relief sur sa face avant – et de la même façon sur les tranches –, accompagnés par deux petites bandes dorées, édition "Gold" oblige. Le dos est également réussi avec les habituels contenu, synopsis, crédits de la série et spécificités de l'édition, le tout mêlé à des images.

Le digipack est également standardisé dans sa conception afin de diminuer les coûts pour accueillir sans discrimination jusqu'à 9 DVD pour les séries plus longues de la collection. Il se présente en quatre volets dont un permettant d'insérer le livret (ici un simple flyer), les trois autres comportant des emplacements en plastique relativement épais pour contenir 3 disques chacun mais comme cette série n'en comporte que trois, le "système" n'est pas débloqué et le rangement se fait donc normalement avec un DVD par volet. Tout ceci est élégamment habillé par un arrière-plan de destruction, avec encore le fameux "X", sauf pour l'emplacement du flyer qui a sa propre image reprise sur son recto. Sur le côté extérieur du packaging, nous trouvons des artworks des personnages avec un animal (bizarre sachant que l'on n'en voit pas dans la série), des parties de Gladiators et une couleur différente sur chaque volet. La sérigraphie des DVD reprend les images du digipack dans des fonds noirs et rouges alors que le flyer liste simplement les épisodes avec leur synopsis.

Après une petite introduction, le menu principal se présente avec une image fixe d'un personnage différent pour chaque DVD et le menu sur la gauche dans une zone gris béton. L'écran est découpé et laisse apparaître une bande faisant défiler un extrait du générique d'ouverture. Sur la musique jouée au piano par Sana, nous pouvons choisir le visionnage consécutif grâce au lien "Les épisodes" tandis que celui des chapitres nous mènera au choix des épisodes, découpés de façon très aléatoire en trois parties. Pour regarder un épisode seul, représenté par une vignette fixe, il faudra donc lancer le chapitre 1. Logique mais cela est assez curieux comme façon de procéder. Le sous-menu reprend des sons d'ambiance pendant que le générique d'ouverture se déroule dans les bandes de la croix formée par le "X", utilisé admirablement lors des phases de transitions inter-menus. Même traitement dans celui des bonus où c'est cette fois le générique de fin que l'on entend – mais donc pas que l'on voit – avec un autre personnage que celui de la page principale sur l'écran.

L'authoring est par conséquent assez limité et comporte quelques problèmes de réalisation. Sur le troisième DVD, le découpage des épisodes a trois secondes de retard dans son chapitrage. Si on ne les regarde pas consécutivement, ces secondes sont donc visibles après le jikai de l'épisode précédent. De plus, sur certains lecteurs de salon, lors de la validation de la langue et des sous-titres, le curseur se bloque et il faut attendre le bouclage du menu pour continuer à naviguer. Enfin, l'ordre de navigation dans les bandes annonces des bonus est erroné car si l'on descend le curseur, celle d'Himawari est sautée et celui-ci passe au lien vers le menu principal. Si l'on redescend une fois, il remonte et arrive bien sur Himawari.