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Caprica - Intégrale

CAPRICA - INTéGRALE [BLU-RAY]


Éditeur : Universal Pictures
Distributeur : Universal StudioCanal Vidéo

Type : Saison
Origine : zone B
Nombre de disque : 5 (BD-50)
Nombre d'épisodes : 18
Durée approx. : 807 minutes
Boîtier : Coffret
Code EAN : 5050582838046

Date de sortie en France : 25 octobre 2011


AUDIO


Langues : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
Sous-titres : Anglais, Français

VIDÉO


Format : 1.78 - 16/9 natif
Standard : PAL
Image : Couleurs

SUPPLÉMENTS


- Commentaires audio
- Scènes coupées
- Vidéo blogs
- Bande originale
- Créer un monde
- La dynastie de Caprica
- Le look de Caprica
- Musique séparée (sur le Blu-ray uniquement)

TOUS LES ARTICLES SUR CAPRICA - INTéGRALE [BLU-RAY]


25.10.2011 | Avant BSG, il y avait Caprica
10.08.2011 | Caprica : la série incomprise en DVD et BD

TEST DU BLU-RAY

Test rédigé le 12/11/2011 par Grégory Lazareth

Avis sur l'édition :

Caprica, préquel de Battlestar Galactica, se positionne dans un autre registre, plus basé sur le drama familial que sur la pure action SF. Cela lui a d'ailleurs valu sa mort prématurée mais elle n'en reste pas moins une série de grande qualité dans son créneau. L'équipe de production sachant où elle allait, a pu accélérer l'intrigue et poser les jalons nécessaires pour servir de base à l'explication du déroulement des évènements afin de faire le lien avec sa série-mère. Nous avons donc ici une série terminée d'une qualité exemplaire et surtout dans sa version haute définition.

Cette édition plutôt classique vue de l'extérieur, renferme un contenu d'une qualité exceptionnelle. Universal rend véritablement hommage à la photographie léchée et à l'esthétisme ambitieux grâce à un transfert fidèle et un travail éditorial particulièrement soigné. Les pistes son HD sont pourvues d'un mixage de grande qualité et les nombreux bonus forment un prolongement fort intéressant à la série, d'autant plus que sont présents l'intégralité des scores de Bear McCreary, indispensables pour tout fan qui se respecte. Un must have à n'en pas douter.

N.D.R. : Les captures HD ne comprennent pas les menus car, contrairement aux DVD où ceux-ci sont intégrés dans l'image, ils forment ici un élément technique à part ajouté par-dessus l'image. A noter également la présence d'une petite barre horizontale en haut de certaines images, constituant un léger bug des captures et non des disques.

 

Avis sur l'image : Haut de page

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la définition de l'image native en 16/9e est absolument sublime. Le piqué est d'une finesse indéfinissable et l'apport de la HD est indéniable, tant la réalité quasi palpable des personnages, notamment grâce à leur carnation et les détails infinis de la peau et des vêtements, ainsi que la sensation de profondeur des différents plans s'en trouvent grandies. L'aspect métallique et les déplacements des robots sont parfaitement élaborés. Leur comportement presque humain et leur interaction et intégration avec des personnages et plans réels sont un véritable coup de maître. Toutes les incrustations et les paysages entièrement numériques semblent d'une réalité hors norme et ressortent à merveille sur grand écran en Blu-ray.

La large palette chromatique restitue à pleine puissance ses couleurs, entre la vivacité lumineuse et pure de la réalité et les tons plus froids et désaturés du V-Monde, traité avec des effets de style très singuliers. Quant aux contrastes, ils sont solides et permettent de donner un aplomb plus lourd aux effets spéciaux intégrés ou aux plans numériques.

Le traitement particulier de l'image est du même acabit que celui apporté à Battlestar Galactica, se révélant être un parti pris artistique de l'équipe créatrice. Dotée d'une photographie très différente suivant les séquences, les situations, les lieux et les "mondes", Caprica est un modèle du genre. L'image n'est point lisse et parfaite comme la majeure partie des productions actuelles, et c'est cela qui lui donne tout son charme. Là où certaines séquences le sont en tout point, la plus grande partie de la série est légèrement bruitée, plus particulièrement dans les plans intérieurs ou en basse lumière et pour les flash-back, donnant un côté cinéma plus emprunt d'authenticité. Le V-Monde est traité de manière beaucoup plus prononcée et irréelle, au moyen d'une photographie exacerbée plus sombre, jouant sur les contrastes et les effets de style, grâce notamment à la désaturation des couleurs ou à des filtres teintés. Tout cela participe énormément à son effet virtuel tiré vers le jeu vidéo.

Concernant les points négatifs, il s'avère que l'image est en 1080i et non en 1080p comme indiqué sur la jaquette. Nous émettons également une réserve sur la granulosité de l'image car si l'on peut voir clairement que le grain a été intentionnellement ajouté en postproduction sur certaines séquences, d'autres passages plus bruités que la normale font plutôt mine d'avoir subi une compression maladroite. Pour finir, l'épisode pilote, et uniquement celui-ci, comporte plusieurs passages furtifs où des amas de pixels apparaissent sur toute l'image, d'une façon assez matricielle. Ces quelques mineures ratées ne nous permettent pas de mettre la note maximale mais le cœur y est.

Différence avec la version DVD :
Mis à part le piqué beaucoup moins fin inhérent à la SD, la version Blu-ray montre une luminosité équilibrée, donnant ainsi quartier libre aux contrastes si chers à la photographie stylisée d'une série comme Caprica. Même si la version DVD excelle, le bénéfice amené par la HD est gigantesque, renforçant ainsi la profondeur des plans et la réalité, donnant toute leur puissance à l'image. Vous pouvez comparer les captures des deux tests qui ont été prises au même moment ou avec une photographie sensiblement similaire.

                       

Avis sur l'audio : 1Haut de page

Les deux pistes française et anglaise se retrouvent avec un master DTS-HD MA 5.1 de débit égal, parfaitement dans le ton et immersives. Si Caprica demeure plus un drama familial qu'une série d'action, les ambiances sont sublimement rendues et exploitent très bien les différents canaux à disposition. Quant l'action ou les percussions des superbes scores de Bear McCreary se mettent à retentir, tout est mis à contribution pour imprégner le spectateur de l'extraordinaire spectacle auquel il assiste. Nous avons ici des bandes son d'une grande envergure avec un excellent équilibrage entre les différentes composantes sonores.

A noter également des pistes Audio-3D dans les deux langues afin de profiter d'un simili multicanal à l'aide d'un casque de bonne qualité.

Le doublage français et l'adaptation sont d'une fidélité exemplaire, un réel étonnement. Même si la version originale est toujours préférable pour les puristes par son côté plus naturel, la piste française est à mettre sur le même piédestal.

Le sous-titrage est également de qualité et sans erreur sur les termes et l'orthographe. Le point crucial de Caprica est de faire ressortir les croyances religieuses des personnages et cela est parfaitement rendu dans les sous-titres comme dans la piste française. Les personnages monothéistes parlent bien d'un Dieu au singulier et les polythéistes de Dieux au pluriel dans toutes leurs expressions. De plus, le ou les Dieux sont toujours désignés avec une majuscule, et cela, même quand c'est par des pronoms. Le studio Nice Fellow a vraiment réalisé un excellent travail. Le seul élément dérangeant se trouve dans le langage tauron car il apparaît à l'écran en anglais comme en français, même quand on choisit la langue française. Nous avons donc un double sous-titrage mais fort heureusement, seulement quelques répliques dans certains épisodes sont dans le dialecte de Tauron.


Avis sur les suppléments : Haut de page

Les bonus sont très nombreux et particulièrement agréables et dignes d'intérêt pour celui qui veut se plonger plus profondément dans cet univers. Un gros bémol réside dans leur qualité SD, autant visuelle que sonore, en 576p MPEG-2 192kbps et Dolby Digital 2.0. C'est assez lourd après avoir vu et entendu la série en HD, d'autant plus que les scènes coupées du pilote sont d'un visuel exécrable.

Scènes coupées (1:23:00) :
Au nombre de 59 répartis sur 14 épisodes et sur les bons BD, ces scènes coupées, dont certaines sont alternatives aux évènements des épisodes finaux, permettent de mieux cerner quelques points scénaristiques éludés ou restés dans le flou. Il est évident qu'elles ne sont pas toutes d'une grande utilité mais la majeure partie forme un supplément particulièrement intéressant quant à la compréhension globale de la trame scénaristique.

Commentaires audio : 17 commentaires sont disponibles pour 14 épisodes. Les intervenants sont les producteurs pour la plupart, mais également les monteurs, le responsable des effets spéciaux, les acteurs ou encore le compositeur et le directeur de la fiction d'Universal. C'est un excellent moyen de recueillir nombre d'anecdotes et d'informations intéressantes ou insolites sur tous les aspects de la série. Une vraie mine d'or, d'autant plus que la photo des intervenants ainsi qu'une couleur dédiée aux sous-titres de chacun rend extrêmement aisé la lecture de ces commentaires.

Vidéoblogs (1:16:41) : Répartis sur les BD 1, 2 et 4, ces 19 vidéoblogs de quelques minutes présentent tous les thèmes pour approfondir la série : présentation des familles Adama et Graystone, les lieux, la moralité, le monde virtuel, les robots, la religion, tout en passant par la réalisation, le son, le tournage, les effets spéciaux et bien d'autres aspects. Un bonus complémentaire à la série, idéal pour en apprendre davantage et particulièrement du côté des coulisses.

Bande originale (7:15:52) : Les compositions de Bear McCreary sont de véritables monuments, et nous avons ici l'intégralité des scores de la série : plus de 7 heures de musique en 260 pistes répartis par épisodes. Bizarrement, ceux des épisodes 1 à 4 (BD 1) sont en DTS-HD Master Audio 2.0 alors que ceux des suivants (BD 3 et 5) sont déclinés en DTS 2.0 768kbps, ce qui est tout de même fort honorable. La navigation se fait par la sélection de l'épisode à l'aide de son nom français, puis par le titre anglais de sa piste, le lecteur les lisant automatiquement dans l'ordre. Visuellement, c'est également de toute beauté, avec Caprica tournant sur elle-même, et un graphique en barres type équaliseur avec ses petits effets, permet d'éviter la monotonie. On ne peut que s'effondrer de plaisir face à un tel supplément totalement inédit.

BD 2 :
La dynastie de Caprica (13:42) : Les acteurs et producteurs de la série nous expliquent l'origine de ce spin-off de Battlestar Galactica, les bases qu'ils ont voulu mettre en place ainsi que les personnages et le casting de grandes figures. Le conflit des croyances religieuses est également abordé et une réflexion sur le possible futur de notre monde se met en place. Cette featurette donne une bonne présentation de la série.

Le look de Caprica (04:58) : Ici, on parle du look esthétique de la série. Entre les styles visuels des différents lieux et celui des personnages, tout passe par les costumes et la présence ou non des éléments technologiques.

Ré-Caprica (04:47) : Sous forme d'un teaser américain pour la seconde partie de saison sur SyFy, les 9 premiers épisodes sont résumés à la vitesse de l'éclair.

BD 4 :
Créer un monde (06:24) : Ce module consacré aux effets spéciaux permet de comprendre la difficulté de la création de tous ces plans virtuels, des Cylons - et notamment des mouvements plus humains de l'U-87 – ainsi que de l'interaction entre les personnages et les robots, remplacés par des perches dotés de lumières ou des modèles en papier mâché. Edifiant.

Coup d'œil sur la saison 1.5 (03:04) : Comme son nom l'indique, on assiste à la mise en place des idées et de l'évolution de l'intrigue dans la seconde partie de la saison afin de mener inéluctablement aux évènements de Battlestar Galactica.

               

Avis sur le packaging : Haut de page

Les Etats-Unis n'ayant pas (encore) de version Blu-ray de Caprica, nous saluons l'équipe d'Universal France pour cette sortie. Le coffret est un simple fourreau en carton à l'effigie d'un Cylon avec au dos les habituels spécificités, images et synopsis. A l'intérieur, nous trouvons un boîtier Blu-ray contenant les 5 disques.

Le réel exploit de cette édition vient de son interface et de ses menus. Universal utilisant le même système de menus depuis des années dans chacune de ses sorties de films en BD, nous ne nous attendions pas à une recherche et un soin aussi exceptionnels. Après l'occultation de leur logo planétaire par Caprica, les avertissements de diffusion sont très rapides, passables, et sous trame numérique faisant office dans la série d'interlude de passage dans le V-Monde.

Les menus sont extrêmement travaillés et sont même différents d'un BD à l'autre. Il y en a deux en réalité : les disques impairs mettent en scène des séquences de superbes plans et scènes de Caprica City tout en lumière, alors que les pairs ceux de New Cap City, beaucoup plus sombres, et ce, derrière une sorte de filtre de métal rayé. La navigation se fait par l'intermédiaire d'une roue très intuitive d'une agréable prise en main. Symbolisée par le logo ailé de Battlestar Galactica pour les disques impairs et par la tête d'un Cylon pour les autres, cette roue se situe en haut au milieu de l'écran et permet de faire le choix entre les épisodes, la configuration, les bonus ou la lecture de tous les épisodes. Ce menu peut être affiché à tout moment pendant un épisode, sans le couper. A chaque sélection, une liste est déroulée à droite ou à gauche et permet de choisir ce que l'on cherche. La liste des épisodes se charge sous forme d'onglets numérotés, et après sélection, le titre ainsi qu'un extrait apparaissent dans la petite fenêtre.

Tout se fait donc sur un seul et même écran, au moyen d'un fond musical d'un des thèmes principaux, et dans une séquence de 3 minutes. Après cela, afin d'éviter un bouclage lassant et répétitif, un écran de veille se met en place avec Caprica tournant sur elle-même et illuminée différemment pendant sa rotation. Par-dessus, le titre de la série ainsi que le symbole infini des SDU réalisé à l'aide d'un champ d'énergie bleu. Une excellence.

Une sobriété sans égal, une navigation bien pensée sur de magnifiques plans, des menus différents suivant les disques ainsi qu'une interface originale montrent le soin particulier apporté à l'authoring de cette édition.